Je bande annonce : cherche le Vic désespérément !

Fou comme de la marde. Vic. Moi. Fou. Je te dis.

Deux amis ont eu l’extrême gentillesse de me filer un magistral coup de main. Patricia Beaulieu et Pascal L’Heureux font équipe pour réaliser une bande annonce pour Le Moderne Cabaret.

À ce jour, j’ai trois comédiens (tellement généreux) pour trois des personnages. Mais il me manque Vic Verdier !!! On pense trentaine, on pense pas de cheveux, on pense assez grand et on me fait des suggestions – SVP. C’est pour ce dimanche, en après-midi, à Montréal ! Parle-z-enàtesamis!!

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Vic a lu pour toi: Arvida de Samuel Archibald

Ça, c’est tout un OVNI, ami lecteur. Un bel OVNI, à part de ça. Quand je l’ai ouvert, je n’avais pas pris le temps de lire l’ensemble de la couverture et je m’attendais à un roman. Nein. C’est un recueil d’histoires. Pas tout à fait des nouvelles, pas des essais, non plus, mais des histoires. Tout bonnement. Et je trouve ça casse gueule. À moins que ça ne soit bon. Très bon. Et, je dois admettre en toute jalousie, que  l’auteur réussit le tour de force.

(C’est un ouvrage à lire.)

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Vic a lu pour toi: The Sisters Brothers – Patrick deWitt

-     Pis c’est bon. Vraiment bon.

-     Mais à part ça? Pis pourquoi, donc?

-     Ben c’est parce que M. deWitt offre à ses lecteurs un voyage magistral dans les pensées intimes d’un tueur du Far West.

-     Quoi? Un western psychologique?

-     Non, pas tout à fait. Je t’explique. The Sisters Brothers raconte, à travers les yeux d’Eli Sisters, comment lui et son frère Charlie vont s’acquitter d’une chasse à l’homme pour le compte d’un caïd d’Oregon City à la fin de l’hiver 1851. Le coup de génie de deWitt est de conditionner son récit par la disposition d’esprit d’un des deux tueurs et de transformer une aventure palpitante en une quête, assez progressive, vers la fin d’un mode de vie.

-     Wo, Vic, veux-tu un calmant? Tu tombes dans l’existentiel, là!

-     C’est parce que je m’explique mal… La chasse à l’homme des frères Sisters aurait normalement dû déboucher sur une série de scènes d’action, des coups de feu, des chevauchées, des Indiens dangereux. Un western, quoi! Et, en vérité, tous ces éléments font partie du roman. Sauf que ce qu’on retient est plutôt l’évolution de la relation entre les deux frères, puisqu’Eli, le narrateur, partage tous ses sentiments avec le lecteur. Nous sommes dans sa tête, entre son désir de connaître une femme sans la payer, son admiration juvénile pour Charlie, son rêve d’ouvrir un commerce tranquille, son attachement pour un cheval handicapé, son mépris des hommes méchants… Eli n’a rien d’un héros sans peur et sans reproche. C’est le frère à gros ventre, le suiveux, le gars qui réfléchit pas trop vite, mais si lentement non plus.

-     OK, ça commence à m’intéresser, ton affaire, Vic.

-     Pis c’est pas tout… En pleine ruée vers l’or, entre Oregon City et les montagnes à l’Est de Sacramento, l’auteur nous propose une suite de personnages complètement crac potes. On a un jeune garçon presque mort de faim qui attend le retour de son père dans un chariot rempli d’outils pour la prospection. On a une commis aux livres malade qui se meurt auprès d’un homme riche et violent. On a des trappeurs poilus qui sont frustrés de ne pas avoir tué l’ours au pelage roux. On a un homme qui a découvert une solution capable de faire briller l’or sous la couche de sable qui le cache dans le lit d’une rivière. J’en passe, et des meilleures. Au fil de ces rencontres, Eli s’interroge, s’engage et change de perspective sur sa vie de tueur. Un bildungroman dans l’Ouest américain.

-     Donc, tu recommandes.

-     Ouaip, et je ne serais pas le premier: le roman était sur la liste des finalistes du Man Booker Prize. Et, tant qu’à y être, je t’avise que je ne sais pas s’il existe de traduction en français. Je me demande si je ne vais pas offrir à deWitt de le faire pour lui… Bon ben, bye, là.

VV

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120

Cet article est le 120e de la Verve. Si WordPress le dit, ça doit être vrai.

Je le publie parce que ça fait un chiffre rond. Ben oui, juste pour la beauté du chiffre.

Ciao ;-)

VV

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Divine narration

Pour Le Moderne Cabaret, le Vic a décidé de tenter sa chance avec un nouveau narrateur. Ouaip. Non content d’avoir la chance de parler en son propre nom, le Vic a investi une deuxième voix pour raconter à peu près le tiers de son histoire. Tu ne t’étonneras pas de constater que j’aie choisi celle de Dieu… Omnisciente. Et je dois dire que je n’ai pas tellement trouvé simple cette expérience. “Mais pourquoi?” te dis-tu. “Ben, parce que c’est difficile de choisir quoi dire quand on pourrait avoir n’importe quel point de vue sur le déroulement de l’histoire – problème d’abondance.”

Je me rends compte que Vic Verdier, l’auteur, aime s’imposer des contraintes formelles qui lui tracent une ligne d’écriture avant même de commencer à écrire. Par exemple, en choisissant le “je”, le “présent de l’indicatif”, la capacité à “apostropher le lecteur” et les “marqueurs temporels en début de chapitre”, j’ai inventé le canevas de L’appartement du clown. L’écriture s’est faite tout naturellement parce que j’avais accepté d’avance de jouer avec ces pièces-là et pas d’autres. Quand j’ai élargi mes options narratives pour Le Moderne Cabaret, je pensais me faciliter la tâche. Oh que non. Non. J’ai appris que le Vic a un peu du “régime castriste” dans sa façon d’écrire: il lui faut des interdits pour libérer ses idées…

Dans la partie qui se déroule au Chili, toujours dans LMC, il a fallu que je me contraigne “après coup”. Lors de la réécriture, j’ai opté pour une narration omnisciente, certes, mais discrète; le Bon Dieu intervient très peu, laissant la place à ma première figure imposée: le dialogue. Vic n’est pas encore Elmore Leonard,  mais il travaille sa narration par échange de paroles entre ses personnages. En faisant ça, les choses se sont mises à avoir plus de sens. Vic…toire!

Auparavant, j’avais essayé de me passer du dialogue en rapportant les paroles des différents personnages dans des paragraphes courants, sans guillemets ni tirets. É…chec.

On ne peut pas tout réussir.

VV

PS: Bientôt, je prévois te parler de la banlieue, de l’homosexualité, du mensonge, te donner des extraits du roman et essayer de filmer une bande-annonce.

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À l’impression! Ça presse ;-)

ImageSalut, lecteur amical!

Je voulais juste te dire que, depuis vendredi dernier, Le Moderne Cabaret est dans une imprimerie de Gatineau en train de devenir réalité. D’ailleurs, tu peux voir à la droite une image hautement révélatrice: la page couverture du roman, fruit du travail de ma blooooonde. Wow! que tu te dis. Ouais! que je réponds.

D’après moi, lorsque tu iras quérir le bouquin en librairie, il te suffira de chercher la tache rouge dans les rayonnage; on demande le “petit livre rouge” de Vic, svp…

VV

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Pas de saute-roman ce soir

ImageFinalement, les Saints et les 49ers ont donné tout un spectacle. Ce sera partie remise pour le saute-roman.

VV

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