Le processus d’édition de L’adc: Partie 3

Donc, WOW!

J’étais sorti du meeting pour tomber officiellement enceint d’un auteur par téléphone. (Voir fin de la partie 2) Beding! Bedang! Mon cœur battait dans mes oreilles. J’ai dit merci, j’ai dit oui… et j’ai réintégré mon meeting. Je ne me rappelle pas du tout du meeting. Pas du tout. Mes collègues n’ont rien remarqué, mais moi, j’avais déjà commencé à pousser pour accoucher de Vic.

Dans ma lettre, je disais que je cherchais un éditeur pour m’accompagner dans mon trip d’auteur. J’ai été servi. Moi qui pensais que je connaissais bien mon roman, je peux aujourd’hui te dire que je n’en savais finalement pas grand chose. J’ai lu, relu, re-relu, corrigé, ajusté, vérifié, lu encore. Surtout, j’ai répondu aux questions que j’avais évitées depuis le début.

Je t’explique.

Au fur et à mesure que j’écrivais L’appartement du clown, j’avais enchevêtré des histoires les unes dans les autres avec l’intention de jouer avec les limites du plausible. C’était comme une prémisse de base. Sauf que j’avais tendance à glisser de registre. J’exagérais. Je passais franchement – et à quelques reprises – du côté de Aliss (Patrick Sénécal) et de It (Stephen King) pendant que je me vautrais aussi sans ménagement dans des scénettes apparentées à La vie, la vie (Bourguignon) ou à Friends (Crane/Kauffman). Je n’arrivais d’ailleurs pas à dire de quoi parlait mon livre dans le fond… mauvais signe.

Je disais que c’était « urbain », que c’était « masculin », que c’était « montréalais », que c’était « pété », que c’était « hybride », « humoristique », « bourré de références culturelles », « musical », « biscornu », « absurde », « dark », « surprenant », « etc. ». Rien de clair.

Il m’a fallu une seule rencontre avec Josée, mon éditrice, pour me fixer : je ne serais ni Sénécal, ni Bourgignon, mais Verdier. Un peu plus pété que Les Invincibles. Moins fantaisiste pas mal que Heroes. À peu près. La décision est venue toute seule. Je voulais créer un univers de fiction original, vivant et plutôt improbable pour accueillir des questions à développement. Les questions centrales de L’adc seraient, roulement de tambour : « À quoi ça sert de réussir sa vie, donc ? Et jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour y arriver ? ». Je pensais avoir trouvé une façon à moi d’explorer ces thèmes… que certains autres ont exploré par le passé. (On n’invente plus de nouvelles histoires, on donne de nouveaux habits à des vieilles, c’est tout. Je m’y suis résigné.) En bref, j’ai fait avec Josée le pas le plus significatif dans le développement de ma petite bulle littéraire. C’est une pro.

Le prochain grand pas est d’entrer dans une librairie et de prendre dans mes mains un exemplaire réel de L’adc; puis de rencontrer quelqu’un qui l’a lu et qui me le recommande. Ça arrivera en mars 2010.

Je rêve. J’ai le droit. Je suis ici chez moi.

VV

PS: J’ai vu la première mouture de ma couverture aujourd’hui. J’aime… comme on dit sur Facebook. Je pense bien que j’achèterais un roman qui porterait cette jaquette-là… Je te la montrerai bientôt. (Merci et un gros bec mouillé à ma photographe.)

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