Trouver le fil… et le garder

Thésée avait un fil, lui aussi

Je l’avoue, j’y suis allé à l’instinct. Ne sachant pas trop comment on fait pour gérer les différentes sous-histoires qui composaient mon roman, je me suis d’abord lancé à l’aveuglette. Question de partir la machine. Je savais (à force de penser à ça dans mon auto) que j’aurais trois parties, trois trames majeures liées à trois personnages importants, trois rencontres de femmes, trois partys… Ce serait un roman par trois.

Je me suis dit que je structurerais le tout avec des lieux, des dates et des heures. (Je pensais enlever tout ça éventuellement, mais j’ai finalement gardé ces marqueurs que j’aimais bien, tout compte fait.)

Puis, les idées se sont enchevêtrées et j’ai failli m’y perdre. Quand c’est devenu trop compliqué, j’ai essayé le truc de la matrice narrative (j’invente la nomenclature de mon système à mesure, ça paraît?) et ça a fonctionné.

Colonne de gauche : je superpose les parties et les sous-parties du roman pour créer autant de lignes. Ensuite, j’ajoute autant de colonnes que j’ai de fils narratifs et de personnages. Après, je conviens avec moi-même d’un code d’auteur sérieux pour remplir chacune des lignes avec de événements majeurs (M), des événements mineurs (m), des interventions ponctuelles (p) et des finales (F). Finalement, ce plan devient une séquence d’écriture.

Ex : Aujourd’hui, je dois écrire une scène mineure (m) entre Vic et Douze dans le cadre de la trame « HS » – ça va être intégré à la Deuxième partie, dans la sous-section « Le monde selon Jas ».

Tu me suis? Pas grave.

Pour moi, ça a marché. Je voyais littéralement se dessiner le parcours de chacune de mes sous-histoires, avec les débuts échelonnés, les rebondissements superposés et les conclusions opportunes.

En plus, ça m’empêchait de réfléchir à ce que je devais écrire : je me suis en quelque sorte forcé à suivre le plan pour contrer ma paresse. Sans ma matrice narrative, j’aurais probablement refait l’ordonnancement de mes histoires à chaque fois que j’aurais ouvert le document de travail.

Une pierre, deux coups. Pas mal, non? Je deviens théoricien du clavier.

Autre exemple de théorie du clavier

Tourelou,

VV

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2 réactions sur “Trouver le fil… et le garder

    • Comme ils disent à StarAc: Merci Julie! (Tu auras sûrement compris, ami lecteur, que la JulieB en question a fait partie des prooflecteurs des premières versions de L’adc…)

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