L’Empire bleu sang : Québec, cité cruelle

Le Journal de Montréal publie une critique de mon roman steampunk

Josée Boileau offre de bons mots sur L’Empire bleu sang, chez ALIRE. Voici deux extraits:

« L’Empire bleu sang est d’abord paru en 2014, récompensé du prix Jacques-Brossard pour le meilleur roman de science-fiction et du fantastique. L’édition de 2021 est une version remaniée et définitive, qui n’a rien perdu de son ton délicieusement ironique et surtout, férocement glauque. »

« Avec L’Empire bleu sang, Vic Verdier, nom d’écrivain de Simon-Pierre Pouliot, se livre à tout un exercice : appliquer la science-fiction au passé, brasser nos références historiques, réinventer notre époque, et y insérer des doses sanglantes de peur et d’horreur. »

De bonnes nouvelles, juste avant Noël.

VV

Vic de retour au SLM

Clique là-dessus pour savoir quand je serai présent au salon

C’est du 25 au 28 novembre prochain.

J’ai publié QUATRE livres depuis qu’on s’est vus:

Jack et le haricot magique (Conte interdit – ADA)

Le visage sous le masque (Roman dont vous êtes la victime – ADA)

Mercurochrome (Roman dont vous êtes la victime – ADA)

L’Empire bleu sang (ALIRE)

De jeudi soir à dimanche, je serai très présent au Salon du livre de Montréal / kiosque ADA et ALIRE.

Voici l’horaire.

J’ai hâte de te voir.

VV

L’Empire contre-attaque (pas pu m’en empêcher)

En librairie

Après avoir remporté le Jacques-Brossard 2015, L’Empire bleu sang revient vers toi avec un nouveau visage, un nouveau format et quelques améliorations génétiques.

Je suis bien fier de me joindre à l’écurie ALIRE, qui compte des auteurs que j’admire, dont Jean-Jacques Pelletier, Ariane Gélinas, Richard Ste-Marie, Éric Gauthier, Élisabeth Vonarburg et Patrick Sénécal.

Mon livre est distribué dans les bonnes librairies depuis le 23 septembre.

Découvre ce roman. Tu ne le regretteras pas.

VV

Tu veux un extrait? Ici, Victor Notre-Dame revient à Québec après un exil forcé.

« VICTOR NOTRE-DAME – 2 JUIN 1887 –

Holy[1] tabarnak, il pleut ! Quand je suis parti, il pleuvait aussi. Quatre ans et des poussières plus tard, il pleut encore. Du soleil, c’est trop demander ? Bah ! de toute façon, on s’en contre­crisse. L’orage empêchera le sang de coller à mon linge, c’est un mal pour un bien.

Je m’allume un cigare et souffle la fumée dans le vent du fleuve.

Québec a encore grandi. Quand je l’ai vue la dernière fois, au printemps 1883, le Narval doublait la pointe d’Argentenay de l’île d’Orléans et filait dans le chenal nord vers le cap Tourmente. Il bruinait et je ne regardais que d’un œil ; l’autre était trop enflé.

Le cap Tourmente avec l’hôpital d’aliénés J.-M.-Charcot, c’est encore techniquement Québec – comme le district Lévis et le quartier de la guenille à Neuville –, mais pas vraiment. Pour moi, la vraie Québec arrête avec la ligne du métro Talon. Entre les frontières de ces lignes souterraines s’empilent des millions et des millions d’âmes qui grouillent et se reproduisent dans la puanteur ou la gloire. Parfois les deux.

Je me rappelle que, même dans la brume, Québec m’avait paru majestueuse. Une très grande dame au centre du monde. Les dirigeables-sentinelles la couvaient comme autant d’anges gardiens suspendus au-dessus des nuages de fumée, prêts à faire tomber la mort sur la tête des ennemis de l’Empire. Hodensack[2] du carême ! Il était temps que je parte. J’étais allé trop loin, comme souvent. »


[1] De l’anglais : Saint.

[2] De l’allemand : Scrotum.