Vic a lu pour toi: Le syndrome de la vis de Marie-Renée Lavoie

Jolie couverture.

Jolie couverture.

Je l’ai rencontrée, Marie-Renée, on s’est serré la main et tout. Vic et Marie-Renée se partagent les services d’une même maison d’édition, ça crée des liens littéraires, ce qui fait que je me permets le prénom. Parfois, on s’épistole des messages par courriel. C’est pour que tu saches d’où j’arrive, lecteur honnête. Je vais quand même parler de son roman. Pourquoi? Parce qu’il mérite d’être lu.

Je ne parle pas des livres que je n’ai pas aimé. Pas le temps. Cette fois, j’ai eu du plaisir, donc, je partage, comme sur Facebook. Je t’invite à faire de même.

Je ne te raconte pas. Presque rien. Seulement que Josée Gingras n’arrive pas à dormir. Une « vis » lui tourne dans le cerveau tout le temps. Parfois, elle divague, elle saute des plombs (virtuels ou réels), elle dialogue avec un mort, elle observe ses voisins, elle visite son frère, elle se demande, surtout, ce qui cloche avec elle. Et de ce smorgasbord apparent,  Marie-Renée a tiré un roman. Une histoire qu’elle nous raconte pour vrai, une courte période pendant laquelle Josée Gingras détruit un cellulaire impertinent, perd son auto, redécouvre son petit monde… jusqu’à ce qu’elle devienne le vecteur de Rashi. Je sais, ça a l’air complètement hirsute, son affaire, et pourtant, pas du tout.

Au lieu de critiquer, je te donne quatre de mes raisons pour apprécier Le syndrome de la vis.

UN
Les scènes dans la famille du frère de Josée. Incursions dans le train-train d’une famille où un papa, une maman et leurs garçons tentent de survivre. J’en ai eu le souffle coupé – de réalisme et de rire! Le bout de texte où matante Josée se farcit 45 minutes à accompagner le plus jeune aux toilettes parce que sinon, il ne pourra pas faire son caca est une pièce d’anthologie. (Je ne suis personnellement pas encore prêt à écrire des choses comme ça, c’est trop proche de ma réalité quotidienne.)

DEUX
Le jeu sur les mots. Se « tsssiter » une bière, par exemple. On en trouve des joyeuses un peu partout dans les pages de ce roman. J’aime. (J’inclus là-dedans les dialogues décalés qui m’on séduit, notamment celui, à la cabane à sucre, sur l’amputation d’une patte de chat dans un hache-paille, qui hache la paille pour les animaux – parce que c’est un bon hache-paille, justement.)

TROIS
Marie-Renée a réussi à citer une travail de littérature, au CEGEP, qui commence avec « Depuis que le monde est monde, les hommes et les femmes s’aiment… ». Fictif? Pas sûr. Mais ça me colle à la conscience.

QUATRE
Avoir l’impression de connaître Josée (et, plus épeurant, de la comprendre) à la fin de l’histoire. Des fois, tu veux que le héros gagne, des fois, tu veux qu’il meure, des fois, tu veux qu’il apprenne… cette fois, moi, j’avais juste le goût que Josée soit.

Bref, merci pour ce voyage proche de la maison, Marie-Renée. Tu remets ça quand tu veux.

VV

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