Vic de retour au SLM

Clique là-dessus pour savoir quand je serai présent au salon

C’est du 25 au 28 novembre prochain.

J’ai publié QUATRE livres depuis qu’on s’est vus:

Jack et le haricot magique (Conte interdit – ADA)

Le visage sous le masque (Roman dont vous êtes la victime – ADA)

Mercurochrome (Roman dont vous êtes la victime – ADA)

L’Empire bleu sang (ALIRE)

De jeudi soir à dimanche, je serai très présent au Salon du livre de Montréal / kiosque ADA et ALIRE.

Voici l’horaire.

J’ai hâte de te voir.

VV

Vic a lu pour toi: « La bête intégrale » de David Goudreault

David a les cheveux plus longs, ces temps-ci… m’excuse… photo de Radio-Canada

Tu le sais, je ne parle que des livres que j’ai aimés; il y a assez de mauvaises critiques sans que je perde du temps à y ajouter les miennes.

Donc, La bête intégrale de David Goudreault. **** Let’s cut the crap. Ce roman a été primé, il est encensé.

Ma contribution sera donc de t’offrir un TOP 3 des raisons qui font que moi, je l’ai aimé:

  1. Voyage dans la tête d’un personnage fantastique pour recadrer la société dans laquelle nous vivons – ambitieux et réussi
    1. La bête définit sa propre échelle de valeurs, elle ne correspond probablement pas à la tienne, ni à la mienne. Elle est atroce et donne envie de vomir – pourtant, elle est solidement ancrée dans notre monde, elle en est le substrat. Ça ouvre les yeux.
    2. La bête se livre sans filtre. Elle dit des énormités qui ressemblent à des vérités.
  2. Ces mots qui montent en moi comme des mantras ou qui meurent mollement selon les mouvements de mes malaises – la langue de David Goudreault (wow)
    1. David sait s’amuser avec la langue. Il écrit vraiment très bien. Il m’a fait rire fort et souvent. Frissonner, aussi.
    2. David se donne les moyens de faire parler sa bête – elle brise le quatrième mur, s’adresse au lecteur, se positionne elle-même comme narrateur-rappeur. C’est formidable.
  3. Une histoire terrible, pourtant banale, qui nous permet d’entrevoir des univers clos, de l’intérieur
    1. La crasse de la vie « normale » après une enfance avec des ancrages atypiques
    2. La violence de la prison, microcosme de la société, enfer dégradant
    3. La mécanique implacable de l’environnement psychiatrique
    4. La rue, dans son expression crue, mais où on cherche le bonheur, chacun à sa façon

Bref, c’est bon. C’est très bon.

Dans ce livre, on se retrouve à la croisée entre un journal intime et un film d’action. La bête amorce sa vie adulte au début du roman. Déjà, elle est persuadée que ce monde est pourri et que ses règles s’appliquent aux moutons. Pourquoi y chercher autre chose que du contentement à l’échelle de sa personne? Pourtant, comment, par ailleurs, ne pas être forcé d’aller vers l’autre? Vers la mère qui l’a abandonné, vers la femme qui pourrait l’aimer, vers des amis avec qui partager ce qu’on apprécie, vers le public qu’on souhaite toujours impressionner et qui peut rendre riche…

Tout au long des ce texte, la bête veut ce que tu veux, toi-aussi, dans le fond, mais elle le désire selon sa propre construction du monde.

David Goudreault te remet en pleine face que toi aussi, le monde t’apparaît selon la compréhension que tu en as. Est-ce la bonne? Hein? En es-tu fier, de tes valeurs, de tes principes? Est-ce que ça apporte du bon et du savoureux, ton affaire? Pour toi? Pour les autres?

J’ai terminé ma lecture depuis quelques jours et le roman m’habite encore. Il va demeurer auprès de moi, je le sais déjà.

Comme auteur, David me donne envie de jouer davantage avec les mots. D’y porter une attention plus amoureuse. Comme humain, il me questionne. Sa bête me pourchasse et je me demande à quel point je m’en différencie.

J’ai bien peur que la bête existe un peu en-dedans de moi, que je sache le reconnaître ou pas.

Je me rends compte que mes romans posent systématiquement des questions qui ressemblent à celles de David dans sa bête intégrale: les choix qu’on fait quand personne ne regarde, le besoin viscéral de réussir, l’instinct de vengeance, la recherche maladroite de l’intimité, la société qui se transforme quand on en change les paramètres. J’aborde ces thèmes moi aussi; de façons très différentes, voire opposées à l’approche de David – pourtant, ces questions demeurent centrales dans tous mes romans.

Et ça donne des livres for-mi-da-bles. (Merci David.)

VV

Mercurochrome: Vic est infecté

Il faut être un peu malade pour écrire une histoire de zombies pendant une pandémie mondiale. Non?

Pas grave, tu t’attends à ce genre de chose de ma part. T’es habitué.

Je ne suis d’ailleurs pas le seul. « Brain Freeze » se pointe sur les écrans du Québec dans quelques jours… Je pense que c’était dans l’air; ou dans l’eau; j’ai été infecté, comme d’autres.

C’est donc une histoire de zombies à la sauce Verdier. De la sauce rouge, chaude et pleine de fer – parfaite pour mélanger à des spaghetti ou pour recouvrir de la cervelle au beurre noir.

Vic doit survivre – à la mort de sa femme, à celle d’autres membres de sa famille, à la Peste-Bleue, aux Hurleurs, aux fanatiques du Nouveau Monde Purifié… à sa propre envie de tuer.

VV

Ça donne un livre plutôt spécial. Tu peux lire le résumé, ici.

Au final, ce nouveau roman dont vous êtes la victime offre plusieurs histoires très différentes les unes des autres. Honnêtement, s’il fallait en choisir une seule, je ne saurais pas comment faire. Il y a des scènes folles et des idées déjantées dans toutes les versions.

Bref, il va falloir que tu me dises ce que tu en penses. Tu sais où me trouver.

Pour l’Halloween, vous êtes nombreux à développer des envies de films d’horreur. Je sais, il se trouve quelques fendants pour rire de ceux qui aiment ça seulement au mois d’octobre… laissez donc les touristes avoir leur petit plaisir annuel. C’est de saison. Et ça ne vous enlève rien les 11 autres mois de l’année.

Plus il y a d’amateurs du genre, plus il se racontera de bonnes histoires qui font peur. Surtout, ami lecteur…

…ne boude pas le plaisir de LIRE de l’horreur.

Ça provoque une autre sorte de sentiment que les images d’un film. Lire des scènes horrifiques, ça t’agrippe plus profondément dans les trippes. Trouve-toi une trame sonore un peu angoissante et plonge dans Mercurochrome.

Les bonnes librairies l’ont déjà en tablette.

Ciao.

VV

L’Empire contre-attaque (pas pu m’en empêcher)

En librairie

Après avoir remporté le Jacques-Brossard 2015, L’Empire bleu sang revient vers toi avec un nouveau visage, un nouveau format et quelques améliorations génétiques.

Je suis bien fier de me joindre à l’écurie ALIRE, qui compte des auteurs que j’admire, dont Jean-Jacques Pelletier, Ariane Gélinas, Richard Ste-Marie, Éric Gauthier, Élisabeth Vonarburg et Patrick Sénécal.

Mon livre est distribué dans les bonnes librairies depuis le 23 septembre.

Découvre ce roman. Tu ne le regretteras pas.

VV

Tu veux un extrait? Ici, Victor Notre-Dame revient à Québec après un exil forcé.

« VICTOR NOTRE-DAME – 2 JUIN 1887 –

Holy[1] tabarnak, il pleut ! Quand je suis parti, il pleuvait aussi. Quatre ans et des poussières plus tard, il pleut encore. Du soleil, c’est trop demander ? Bah ! de toute façon, on s’en contre­crisse. L’orage empêchera le sang de coller à mon linge, c’est un mal pour un bien.

Je m’allume un cigare et souffle la fumée dans le vent du fleuve.

Québec a encore grandi. Quand je l’ai vue la dernière fois, au printemps 1883, le Narval doublait la pointe d’Argentenay de l’île d’Orléans et filait dans le chenal nord vers le cap Tourmente. Il bruinait et je ne regardais que d’un œil ; l’autre était trop enflé.

Le cap Tourmente avec l’hôpital d’aliénés J.-M.-Charcot, c’est encore techniquement Québec – comme le district Lévis et le quartier de la guenille à Neuville –, mais pas vraiment. Pour moi, la vraie Québec arrête avec la ligne du métro Talon. Entre les frontières de ces lignes souterraines s’empilent des millions et des millions d’âmes qui grouillent et se reproduisent dans la puanteur ou la gloire. Parfois les deux.

Je me rappelle que, même dans la brume, Québec m’avait paru majestueuse. Une très grande dame au centre du monde. Les dirigeables-sentinelles la couvaient comme autant d’anges gardiens suspendus au-dessus des nuages de fumée, prêts à faire tomber la mort sur la tête des ennemis de l’Empire. Hodensack[2] du carême ! Il était temps que je parte. J’étais allé trop loin, comme souvent. »


[1] De l’anglais : Saint.

[2] De l’allemand : Scrotum.

Choix de victimes

Après la Rage, ils se mettent à hurler.

Mon prochain roman dont vous êtes la victime est en route pour cet automne. Son titre de travail est Mercurochrome. Juste là, je viens de terminer la révision finale qui précède le travail linguistique! Le gars est excité. (Dans ce livre, je me permets une incursion post-apocalyptique/zombie à la sauce Verdier. J’ai déjà écrit un billet sur ce roman – tu peux le lire ici.)

Cette fois, je me sens en meilleur contrôle pour exploiter les possibilités qu’offre le concept du roman où la lectrice/lecteur doit faire des choix. C’est franchement très excitant de pouvoir proposer des versions différentes de la même histoire.

Ma liste des constats:

  • Il est fantastique de pouvoir exploiter plusieurs thèmes à la fois – une branche de choix peut être liée à la famille, pendant qu’un autre est en lien avec des affaires de cœur. Ça offre une belle gamme d’émotions.
  • Puisqu’un choix peut avoir des répercussions sur deux branches de l’histoire, il faut éviter le cul-de-sac. Autant que possible.
  • Une branche cul-de-sac (qui se termine de façon abrupte) peut être pertinente. Dans ce cas, c’est vraiment agréable en terme d’écriture et je ris d’avance de voir vos binettes surprises.
  • Les fins que je propose ne concernent pas toujours les mêmes personnages! Le roman dont vous êtes la victime permet transformer la relation entre les lectrices/lecteurs et les personnages, dans le même livre! En bref, tu peux aimer follement un personnage dans une version de l’histoire, et le détester dans une autre.
  • Je ne sais pas quelle version je préfère, mais je me rends compte, après-coup, que, dans mon cas, les façons de survivre sont souvent en lien avec la notion de « faire confiance »… en tout cas, tu me diras.
  • Je me surprends à insérer un aspect « critique sociale » dans le roman, même si je ne le prémédite pas – pour moi, ça ajoute au plaisir de lire un Vic Verdier.

Bon, voilà, c’est ça.

Ciao,

VV

Vic sort en clandestin

Salut! Je ressors électrisé du Salon Clandestin de Terrebonne. Je t’offre des images pour te le prouver.

Les photos sont une gracieuseté d’Annie Desjardins, que je remercie. Et as-tu vu Dominic Bellavance, qui a osé partager une table avec moi? Hâte de lire son 2e roman dont vous êtes la victime, Hantée.

Non mais sans blague, des événements comme ceux-là, il en faudrait tout le temps. Ça fait du bien de parler à du vrai monde. Merci aux organisateurs (photos 5) et aux auteur(e)s (photo 2).

Si tu ne connais pas le groupe des lecteurs de romans « Noir/Horreur/Policier », je te recommande cette communauté sympathique et énergisante.

Ciao,

VV

Johnny Cash chante mon prochain roman

Johnny Cash -source gnrcentral.com

Je suis en train d’écrire un nouveau roman. Quelque chose pour cet automne.

J’ai la tête en feu. Et il y a de la musique qui me donne l’impression d’avoir été jouée pour accompagner mon écriture.

Ce sera glauque, ce sera criminel, ce sera dur. Ça prend une voix basse, rauque, blues. La trame sonore de mon roman, ce sont les « covers » de chansons rock que Johnny Cash a mis à sa sauce. Tu connais pas?

Entre autres:

  • Hurt” (Nine Inch Nails)
  • “In My Life” (The Beatles)
  • “One” (U2)
  • “Redemption Song” w/Joe Strummer (Bob Marley)
  • “I Won’t Back Down” (Tom Petty & The Heartbreakers)
  • “Rusty Cage” (Soundgarden)
  • “Bridge Over Troubled Water” (Simon & Garfunkel)

Vas les voir ici.

Ciao

VV