Le festival des coïncidences: Zéphirin Martel

Zéphirin-Antoine Martell (trouvé sur Google Images)

Zéphirin-Antoine Martell (trouvé sur Google Images)

Te souviens-tu de cet article que j’avais publié sur les coïncidences invraisemblables que j’ai découvertes pendant que j’écrivais L’appartement du clown? Le titre était: « La réalité de la fiction ». Non? (Retourne le lire.) Pas le temps? Pas le goût? C’est pas grave.

J’ai une nouvelle invraisemblance pour toi: un joli recoupement entre la réalité et ce que j’ai écrit.

Cette fois, il s’agit d’une coïncidence qui concerne Zéphirin Martel, un des personnages de L’imprimeur doit mourir — roman qui devrait se trouver en librairie dans la semaine du 6 mars 2014, soit dit en passant. Il s’agit d’un tout croche, on l’appelle le boss Martel. Je me suis amusé à googler son nom… Lire la suite

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Le 9/11 dans L’appartement du clown

T'en rappelles-tu?

Moi, le 9/11 m’a pas mal fait réfléchir. Après les événements, je me suis rapidement dit que quelqu’un qui raconterait ma vie me définirait probablement comme un gars qui a subi les grands mouvements qui ont suivi les attentats. Je fais partie de ce Nouvel Ordre Mondial. Je n’y peux rien, c’est un état de fait.

J’ai quand même hésité avant de choisir de situer mon histoire à ce moment de l’Histoire. (Ouais, l’actionde L’appartement du clown commence vraiment la veille du 11 septembre 2001.) J’étais tenté, mais aussi un peu craintif que ça fasse « réchauffé ». Puis, je me suis dit : « Vic, si ça fonctionne dans ton histoire à toi, cawli– toi donc du H majuscule. » Et je pense que ça fonctionne pour L’adc. Le 9/11 sert d’impulsion, mais on n’y revient pas souvent; je m’intéresse aux échos dans la vie des personnages et non à la réalité historique.

En plus, j’aime bien les ouvrages qui me plongent à un moment précis de ma vie. Récemment, j’ai vu 1981 de Ricardo Trogi et je me suis senti redevenir ti-gars. Je voulais que L’adc soit comme ça : fixé dans le temps. Et que ça compte.

Quand même, lorsque j’ai parlé du roman avec une éditrice qui me refusait la publication chez elle, la question du 9/11 a été soulevée. Tu vois, le premier volume de sa collection utilisait les attentats comme trame de fond. Mon thème en devenait répétitif, de son point de vue. Je l’ai bien compris et j’ai continué à chercher preneur. Je tiens au événements de l’Histoire dans la mienne, la petite. J’y crois.

PS : Un gros gros merci à cette éditrice quand même. J’espère qu’elle se reconnaîtra. Contrairement à la plupart, elle a pris le temps de m’appeler, de me parler de son appréciation de mon roman et de partager son expérience d’insider du milieu de l’édition. Ses conseils ont d’ailleurs influencé la mouture finale. Merci.

VV