Émeutes – une odeur d’encre et de sang

Emeutes_CHC’est un plaisir tout spécial que de tenir dans ses mains les pages assemblées d’un nouveau roman, d’en caresser la couverture. « Il existe. » Émeutes. Pour preuve, je t’offre une photo-concept prise sur mon chandail de la Sainte-Flanelle.

Une fois le roman déballé, on le craque, on respire le papier — et cette odeur d’encre neuve comble les narines. Je ne suis certainement pas le seul en tirer une satisfaction fétichiste sur les bords… Cette fois, par contre, quand j’ai humé Émeutes, j’ai eu l’impression que l’encre utilisée par l’imprimeur portait des effluves qui rappellent le sang séché. Il fallait s’y attendre.

EN LIBRAIRIE À LA MI-AVRIL.

Ciao,

VV

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Émeutes chez l’imprimeur

emeutes_signetVic est vraiment fier.

Avec Joey Cornu, il va publier un suspense comme il s’en trouve peu sur les tablettes des libraires.

Juste te dire qu’Émeutes, c’est un peu du Tarantino, le bâtard de « Pulp Fiction » et de « Hateful 8 » pendant une finale de la Coupe Stanley…

Juste te dire aussi qu’il est parti chez l’imprimeur le 28 février 2017.

Première sortie publique lors du Salon du livre de Trois-Rivières, puis chez ton libraire préféré.

VV

« Faces de boeufs »: toro! toro!

Corrida_PicassoL’été réchauffe mon moteur de romancier. C’est officiel… bien installé dans ma cour, à profiter du temps doux, je suis à fonds dans l’écriture de la suite de Cochons rôtis.

Le deuxième opus s’intitule Faces de boeufs, jusqu’à preuve du contraire. Je pense que ça va décoiffer.

Vic est devenu sergent-détective, et ses enquêtes ne sont pas tout à fait aussi « hot » que prévu. Il se spécialise en recel d’oeuvres d’art… Bof. Après ce qu’il a vécu dans l’affaire du Méchoui de Montréal, tout lui paraît de moindre importance. Vic est en couple avec Barbie, ils voudraient se faire un petit. Ça ne fonctionne pas. Sa soeur, elle, est enceinte – merde. Sa mère trompe peut-être son père; et quoi encore? On pose des caméras 360 degrés sur des groupes tests de policiers, alors que les bévues semblent se multiplier. Pourquoi Big Polansky risque-t-il sa pension en tabassant un prévenu? Quelqu’un d’autre a des problèmes avec tout ça? Vic peut-il simplement faire son travail au lieu de se mêler de ce qui ne le regarde pas vraiment? (Tu penses ça, toi?)

J’organise tout ça en quelque chose de cohérent et je t’en reparle.

Salut.

VV

Émeutes: un roman à la Tarantino en pleine Coupe Stanley

Logo-mash-Habs-FlamesJe suis présentement en train de faire tout  mon possible pour te proposer un nouveau roman d’ici pas long. Jusqu’à présent, la chose s’intitule Émeutes. Si j’avais à la qualifier, je dirais que c’est un « crime novel » en chassé-croisé. Il y a un peu de Quentin Tarantino dans ma proposition, un peu de Die Hard aussi, et une once de Vantage Point. WTF, dis-tu? Ben oui, pourquoi pas? Ça me ressemble. Dans le fond, c’est un thriller. Ouin, un thriller avec une sauce piquante.

Je t’offre d’abord un résumé maison:

On est le 9 juin, il est 19 h 04 et il fait très chaud à Montréal. Les Canadiens affrontent les Flames dans le 7e match de la Coupe Stanley. Vic se rend à la finale avec sa fille, sur les tout derniers dollars qu’il lui reste. Il veut en profiter pleinement, mais c’est plus facile à dire qu’à faire: il faudrait d’abord qu’il cesse de penser au suicide qu’il s’est planifié pour le lever du soleil… (Et on sait maintenant que les choses ont tendance à se complexifier dans les romans de Vic Verdier.)

Devant le Centre Bell se prépare une émeute monstrueuse. Mais d’autres émeutes font aussi rage à l’intérieur des gens qui se trouvent sur les lieux. Et celles-là  sont peut-être les pires.

Autour de Vic, on assiste à un chassé-croisé violent et brutal entre une policière qui vit tant bien que mal avec les séquelles d’une agression sexuelle, un gardien de but numéro 2 qui ne sera jamais numéro 1, un conseiller politique qui espère garder son job, un groupe de petits truands qui viennent de réaliser le plus gros deal de leur jeune carrière et un chauffeur de taxi qui a un compte à régler avec le gouvernement. 

Ensuite, voici, en primeur, l’ouverture du roman:

« 1. CE SOIR, TOUT EST PERMIS

Vic Verdier tient la menotte de sa fille dans sa main gauche et consulte l’heure sur son téléphone de sa main droite. Il est 19 h 04. Dans 56 minutes, les partisans des Canadiens et des Flames vont se lever pour l’hymne national, juste avant la première mise au jeu de la finale de la Coupe Stanley au Centre Bell. Dans 4 h 21 minutes – au plus tard –, son ex-femme va reprendre la petite pour la semaine.
Dans 10 h 03 minutes, Vic va envoyer un courriel à son frère :

« Sim, je me suis pendu à la grosse branche de l’érable à deux troncs, devant le lac. J’avais envie de voir le soleil une dernière fois. Pourrais-tu venir chercher mon corps avant que le voisin me trouve ? C’est pas ta faute, c’est pas la faute de personne. C’est juste moi. Tu me connais. Tu sais que je ne serai jamais capable d’imaginer la pitié, ou pire, le dégoût, sur le visage de Laurie-Anne quand elle va me regarder après tout ça. Pas maintenant, mais plus tard, quand elle sera assez grande pour comprendre. Je ne peux pas être un looser aux yeux de ma fille. Je m’excuse de te demander ce service-là, mais je te fais confiance. Je t’aime, Sim, prends soin de toi. On va se revoir, c’est sûr – s’il y a quelque chose après. »

Laurie-Anne tire sur la main de son père.

– Est-ce que je vais pouvoir manger du poffcogne ?

– Pop corn, ma grande, pop corn. Oui, on va en acheter. Ils en vendent partout à l’intérieur.

– C’est pas trop cher ?

Les derniers mois ont été difficiles. La petite a compris que la vie n’est pas gratuite.

– Ce soir, Laurie-Anne, tout est permis. C’est notre soirée folle !

Laurie-Anne vient d’avoir sept ans, mais elle a de la difficulté à prononcer certains mots. Contrairement à son ex, Vic ne s’en fait pas. Elle a tout le temps de corriger ces petits défauts de langage. Ce soir, il va l’écouter parler, rire, crier. Il veut graver son image dans son esprit. Si jamais il y a une vie après la mort, ce serait bien que j’emporte un peu d’elle avec moi. »

***

T’embarques?

Ciao,

VV

 

Sur Paris

Depuis le 13 novembre, on tente de rapiécer la séquence des événements lors des attentats de Paris. Deux jours plus tard, on n’en sait pas beaucoup, encore, mais ça viendra. Je compte bien que plusieurs raconteront l’histoire, en temps voulu. D’ici-là, il faut imaginer.

A_Dumas

Alexandre Dumas, l’étranger

Moi, je l’ai d’abord rêvée, Paris. La prise de contact s’est produite quand j’avais à peine 9 ans, en lisant les lignes d’Alexandre Dumas:

« D’Artagnan entra donc dans Paris à pied, portant son petit paquet sous son bras, et marcha tant qu’il trouvât à louer une chambre qui convînt à l’exiguïté de ses ressources. Cette chambre fut une espèce de mansarde, sise rue des Fossoyeurs, près du Luxembourg. »

Je voulais, comme lui, vendre mon vieux cheval jaune à la porte de la cité et marcher vers mon destin. Je me disais que d’être Gascon à l’époque de Louis XIII devait probablement ressembler à être Québécois, de nos jours. Le gros accent, la fierté qui gonfle la poitrine, du front tout le tour de la tête, le Parisien qui ne nous comprend pas vraiment…

Tout le long des Trois mousquetaires, puis, dans Vingt ans après et dans Le vicomte de Bragelone, Dumas m’a présenté le vieux Paris, le Louvre, les portes de la ville. J’ai retenu la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Je ne sais pas pourquoi. J’avais l’impression que Porthos y buvait son vin à même la cruche en chantant, la nuit.

À mon premier voyage, je me suis assuré de trouver la rue.  Et j’ai souri, la tête dans les souvenirs. Je pense qu’un ami a pris une photo. (La rue s’étend du 1er au 8e arrondissement. On n’est pas très loin du 10e.)

Il y a eu les Vargas et les San Antonio. Les films, sur les bords de la Seine et à Montmartre. Les images du journal télévisé: le carnage à Charlie Hebdo et au Bataclan. Mais chaque fois que je pense à Paris, je revois le jeune Gascon à qui rien n’est impossible.

« Un jeune homme… — traçons son portrait d’un seul trait de plume: figurez-vous don Quichotte à dix-huit ans, don Quichotte décorcelé, sans haubert et sans cuissards, don Quichotte revêtu d’un pourpoint de laine dont la couleur bleue s’était transformée en une nuance insaisissable de lie-de-vin et d’azur céleste. Visage long et brun; la pommette des joues saillante, signe d’astuce; les muscles maxillaires énormément développés, indice infaillible auquel on reconnaît le Gascon, même sans béret, et notre jeune homme portait un béret orné d’une espèce de plume; l’oeil ouvert et intelligent; le nez crochu, mais finement dessiné; trop grand pour un adolescent, trop petit pour un homme fait, et qu’un oeil peu exercé eût pris pour un fils de fermier en voyage, sans sa longue épée qui, pendue à un baudrier de peau, battait les mollets de son propriétaire quand il était à pied, et le poil hérissé de sa monture quand il était à cheval. » Le vois-tu?

VV

Une fenêtre sur Vic Verdier dans Le Droit et Le Soleil

Cochons_droit-soleilEn route vers la chaleur de l’été, Vic a eu droit à une fin de semaine média qui s’apparente au Super Tuesday des primaires américaines. On assiste à un triplé: Le Devoir et Le Droit samedi, puis Le Soleil dimanche. Je m’attends presque à recevoir une appel de Guy-A. dans les prochaines minutes… Il me semble que ça coulerait de source.

Voir la police avec une autre oeil avec les Cochons rôtis

Valérie Lessard, chef des Arts au Droit, a pris le temps de m’écouter longuement en entrevue. Il en ressort une superbe explication de mon projet littéraire:

« Ils se prénomment Victor, Victor-Hugo ou Vicenzo. Ils vivent dans une Cité-État apocalyptique sur les rives du Saint-Laurent, gèrent une imprimerie dans le Québec de 1919 ou dans un Montréal de 2016 mis à feu (de façon spectaculaire) et à sang (le mauvais, celui qu’on se fait quand on craint pour soi et ses proches) par un tueur de policiers. Tous répondent au prénom de Vic, pour les intimes. Vic comme Verdier.

Vic Verdier, qui a déjà habité dans L’appartement du clown (2010) avant d’ouvrir le Moderne cabaret (2012), dans une autre vie.

Vic Verdier, qui signe aussi les romans le mettant en scène.

Bref, un personnage et un pseudonyme derrière lesquels prend de plus en plus plaisir à se cacher l’auteur Simon-Pierre Pouliot, qu’il se balade dans le roman à saveur autobiographique, le thriller historique, la science-fiction aux effluves steampunk (L’Empire Bleu Sang) ou, avec son cinquième et plus récent Cochons rôtis, dans le roman policier teinté de noir. »

Elle a bien compris que j’écris comme je lis: en me fichant un peu des étiquettes et pour le plaisir plus que pour la seule valeur artistique du propos. Elle laisse entendre qu’avec le temps, le jeu entre Vic, l’auteur, et Vic, le personnage de roman, crée un fil conducteur plutôt sympathique entre mes livres. J’ai l’impression que son article, reproduit intégralement dans les pages du Soleil, pourrait être une manière de prise de contact fort efficace avec un public qui ne m’a pas encore découvert.

Mais elle vas plus loin…

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Sympathique article dans le Nord-Info

NORD-INFO.LOGO_Christian Asselin a écrit sur moi dans le Nord-Info. Un sympathique article qui parle surtout du Prix Jacques-Brossard, mais aussi d’Alexandre Dumas, de mes balbutiements d’auteur et de l’aspect « découpage cinéma » de mes romans.

Flatteur, quand même. Tu veux lire ce qu’il dit? CLIQUE ICI.

VV