J’aime les affaires simples. Par exemple, j’aime les narrations au JE. Tout L’appartement du clown est monté sur la dualité entre le JE de Vic Verdier (celui de l’auteur et du personnage) et le TU du lecteur. Moi, ça me plaît. Le JE limite la structure du roman, mais il l’incarne aussi, en quelque sorte.
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Parlé ou écrit?
À quel niveau écris-tu, toi ? T’es-tu posé la question ? Moi, oui. Voici ma réponse.
J’écris en vernaculaire québécois, mais pas trop, familier juste assez, inventif et libéré sans exagérer, avec des accents intellectuels s’ils servent le propos, sans rechigner à l’usage de mots étrangers, ou à l’esquisse de jurons qui donnent de la verdeur au texte.
Trouver le fil… et le garder
Puis, les idées se sont enchevêtrées et j’ai failli m’y perdre. Quand c’est devenu trop compliqué, j’ai essayé le truc de la matrice narrative (j’invente la nomenclature de mon système à mesure, ça paraît?) et ça a fonctionné.
Écrire une histoire ou développer des idées ?
Sans farce, un roman, où ça commence? Avec une bonne péripétie qui mène à une autre? Avec l’envie de faire comprendre quelque chose; une idée par exemple?
Foi de Vic, je n’en sais rien. J’ai l’impression que les deux procédés sont aussi valables l’un que l’autre. J’en conclus que ça doit dépendre des doigts sur le clavier…
Le processus d’édition de L’adc: Partie 3
Il m’a fallu une seule rencontre avec Josée, mon éditrice, pour me fixer : je ne serais ni Sénécal, ni Bourgignon, mais Verdier. Un peu plus pété que Les Invincibles. Moins fantaisiste pas mal que Heroes. À peu près. La décision est venue toute seule. Je voulais créer un univers de fiction original, vivant et plutôt improbable pour accueillir des questions à développement. Les questions centrales de L’adc seraient, roulement de tambour : « À quoi ça sert de réussir sa vie, donc ? Et jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour y arriver ? ». Je pensais avoir trouvé une façon à moi d’explorer ces thèmes… que certains autres ont exploré par le passé. (On n’invente plus de nouvelles histoires, on donne de nouveaux habits à des vieilles, c’est tout. Je m’y suis résigné.) En bref, j’ai fait avec Josée le pas le plus significatif dans le développement de ma petite bulle littéraire. C’est une pro.
Alea jacta est: L’adc fait son chemin
Tel que tu t’y attendais, lecteur fidèle, Vic a terminé la révision de son manuscrit dans les temps. Aujourd’hui, je l’ai vu pour la dernière fois. Bye bye et bon voyage.
Le mise-en-pageur – appelons le Monsieur R. pour la forme – va entrer les corrections, l’éditeur va valider les changements apportés, on va ajuster quelques trucs (je sais pas encore lesquels, mais j’imagine qu’ils auront des trucs à ajuster…), on va mettre une couverture canon sur l’ouvrage et, bling!, on accouche des aventures de Vic Verdier dans L’appartement du clown. (Halleluja!)
Le processus d’édition de L’adc: Partie 2
Donc, en mars 2009, j’ai rassemblé mon courage… et j’ai fait imprimer mes quelques 260 pages de Times New Roman à interligne 1,5 une autre fois pour être sûr de ma shot. Ensuite – après une nouvelle série de corrections – j’ai googlé les adresses des éditeurs québécois et j’ai posté/livré mes manuscrits, une bonne dizaine.
