Le processus d’édition de L’adc : Partie 1

Dès que j’ai commencé à distribuer des extraits de L’appartement du clown à des amis, je me suis rendu compte que j’aimais être lu. Je regarde le visage du lecteur, les yeux qui courent sur la page, les sourcils qui se froncent, la bouche qui s’anime parfois involontairement et ça me fait le plus grandLire la suite « Le processus d’édition de L’adc : Partie 1 »

Le 9/11 dans L’appartement du clown

Moi, le 9/11 m’a pas mal fait réfléchir. Après les événements, je me suis rapidement dit que quelqu’un qui raconterait ma vie me définirait probablement comme un gars qui a subi les grands mouvements qui ont suivi les attentats. Je fais partie de ce Nouvel Ordre Mondial. Je n’y peux rien, c’est un état deLire la suite « Le 9/11 dans L’appartement du clown »

Vic se prend pour San-Antonio

Tant qu’à jouer avec des effets de miroirs, j’ai eu envie de déborder les pages. Je me suis fait penser au grand San Antonio. (En plus petit.) Ce phénomène m’a toujours fasciné : un commissaire de police déjanté et un auteur de polars qui se rejoignent à travers un vocabulaire original et des thèmes partagés. Qui est qui ? Qui parle ? On s’en fout, du moment qu’on a du plaisir à lire.
Ce flou artistique, pour moi, représente un monde de potentiels. Avec un peu de chance, ça va me permettre de nourrir mon écriture, de me promener entre la réalité et la fiction, tout en fournissant aux journalistes une bonne question à poser… (Je prépare ma réponse.)

Papi Verdier: le vrai Vic

Aujourd’hui, je te parle un peu de Papi Verdier. Jean-Pierre, mon Papi à moi. Ze Vic Verdier original.

Le rideau se lève, le narrateur parle :

« Il était une fois un homme d’affaires de la Vieille Capitale qui manufacturait et distribuait les meilleurs balais et brosses pour usage domestique ou commercial. Le bonhomme avait d’abord été un garçon laid, bigleux et infirme. Ses jambes croches l’avaient empêché de marcher jusqu’à ce que, vers ses 12 ans, il subisse une opération expérimentale en Europe (il avait fait le voyage en bateau, et tout) ! On le retrouve dans la vingtaine, capable de vivre une vie normale, mais toujours affublé de strabisme, ambitieux en affaires, l’âme d’un poète et désormais amoureux d’une femme. Nous sommes en 1939. (Pour une fois, les infirmes ont un avantage, ils ne vont pas à la guerre.)