Un mot sur le Dolcetto d’Asti 1999

Le dolcetto est un cépage rouge que j’affectionne. À côté de son voisin haut de gamme, le nebbiolo (dont on fait le Barolo et le Barbaresco), ce petit rouge ressemble à un pied-de-nez. Je l’aime parce qu’il ne se prend pas pour un autre. Servi frais, disons après deux ans en bouteille, un bon dolcetto nous donne droit à un festival du fruit qui accompagne vraiment bien les bouchées d’avant repas ou les plats simples (genre des pâtes à la saucisse et aux rapinis garnies de parmesan).

Le processus d’édition de L’adc: Partie 3

Il m’a fallu une seule rencontre avec Josée, mon éditrice, pour me fixer : je ne serais ni Sénécal, ni Bourgignon, mais Verdier. Un peu plus pété que Les Invincibles. Moins fantaisiste pas mal que Heroes. À peu près. La décision est venue toute seule. Je voulais créer un univers de fiction original, vivant et plutôt improbable pour accueillir des questions à développement. Les questions centrales de L’adc seraient, roulement de tambour : « À quoi ça sert de réussir sa vie, donc ? Et jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour y arriver ? ». Je pensais avoir trouvé une façon à moi d’explorer ces thèmes… que certains autres ont exploré par le passé. (On n’invente plus de nouvelles histoires, on donne de nouveaux habits à des vieilles, c’est tout. Je m’y suis résigné.) En bref, j’ai fait avec Josée le pas le plus significatif dans le développement de ma petite bulle littéraire. C’est une pro.

Un bout d’inspiration: le discours du 20 septembre 2001

Avant de poursuivre ma série sur le processus d’édition, voici un bout d’inspiration – considère ça comme un cadeau de Noël en retard ou une étrenne du Jour de l’An en avance…
Au début du roman, on vit les attentats du 11 septembre 2001. J’ai donc pensé que mon bout d’inspiration serait de Georgy Bushy Sonny.

Le processus d’édition de L’adc : Partie 1

Dès que j’ai commencé à distribuer des extraits de L’appartement du clown à des amis, je me suis rendu compte que j’aimais être lu. Je regarde le visage du lecteur, les yeux qui courent sur la page, les sourcils qui se froncent, la bouche qui s’anime parfois involontairement et ça me fait le plus grandLire la suite « Le processus d’édition de L’adc : Partie 1 »

Le 9/11 dans L’appartement du clown

Moi, le 9/11 m’a pas mal fait réfléchir. Après les événements, je me suis rapidement dit que quelqu’un qui raconterait ma vie me définirait probablement comme un gars qui a subi les grands mouvements qui ont suivi les attentats. Je fais partie de ce Nouvel Ordre Mondial. Je n’y peux rien, c’est un état deLire la suite « Le 9/11 dans L’appartement du clown »

Vic a lu pour toi – The Hot Kid

Ce qui retient mon attention est la règle numéro-je-ne-sai-plus de Elomre Leonard qui dit, je paraphrase : « Si ça a l’air écrit, je réécris. » Avec The Hot Kid, j’ai compris le principe du bon vieux Elmore – il est né en 1925, quand même. Du dialogue, du dialogue, du dialogue, une langue tronquée, amalgamée, parlée, des descriptions sommaires de haute précision, mais sans détail. Il faut comprendre ce que les personnages pensent (sont) à partir de ce qu’ils disent (ou ne disent pas). C’est excellent. À haute voix, c’est encore meilleur.