Un courriel de Josée, ma super éditrice, qui m’écrit ce matin que la date prévue pour la sortie de L’appartement du clown est le 18 mars 2010!
Tu as donc encore 58 jours pour te préparer, lecteur patient.
Des romans qu'on lit de côté, un oeil fermé.
Un courriel de Josée, ma super éditrice, qui m’écrit ce matin que la date prévue pour la sortie de L’appartement du clown est le 18 mars 2010!
Tu as donc encore 58 jours pour te préparer, lecteur patient.
C’est ze scène dans The Matrix, où le traître Cypher scelle son sort en vendant son âme virtuelle à l’Agent Smith. Une pièce d’anthologie. En plus, son discours sur le désir de fuir la réalité dans l’ignorance… comment dire, ça me touche. N’a-t-on pas tous rêvé de pousser le bouton reset?
Puis, les idées se sont enchevêtrées et j’ai failli m’y perdre. Quand c’est devenu trop compliqué, j’ai essayé le truc de la matrice narrative (j’invente la nomenclature de mon système à mesure, ça paraît?) et ça a fonctionné.
Sans farce, un roman, où ça commence? Avec une bonne péripétie qui mène à une autre? Avec l’envie de faire comprendre quelque chose; une idée par exemple?
Foi de Vic, je n’en sais rien. J’ai l’impression que les deux procédés sont aussi valables l’un que l’autre. J’en conclus que ça doit dépendre des doigts sur le clavier…
J’ai continué à lire pour toi. Après mon initiation à Paul Auster (pas sûr, finalement), la série Millénium (que je n’avais pas lue, ben non…) et un San Antonio pour la forme, je me suis permis une incursion dans L’esprit de bottine, de François Avard.
Pourquoi? Parce que je voulais de la saveur made in Kwebec. J’avais un goût de poutine littéraire. Je dis ça sans arrière-pensée, j’aime la poutine, même en roman.
Le dolcetto est un cépage rouge que j’affectionne. À côté de son voisin haut de gamme, le nebbiolo (dont on fait le Barolo et le Barbaresco), ce petit rouge ressemble à un pied-de-nez. Je l’aime parce qu’il ne se prend pas pour un autre. Servi frais, disons après deux ans en bouteille, un bon dolcetto nous donne droit à un festival du fruit qui accompagne vraiment bien les bouchées d’avant repas ou les plats simples (genre des pâtes à la saucisse et aux rapinis garnies de parmesan).
Il m’a fallu une seule rencontre avec Josée, mon éditrice, pour me fixer : je ne serais ni Sénécal, ni Bourgignon, mais Verdier. Un peu plus pété que Les Invincibles. Moins fantaisiste pas mal que Heroes. À peu près. La décision est venue toute seule. Je voulais créer un univers de fiction original, vivant et plutôt improbable pour accueillir des questions à développement. Les questions centrales de L’adc seraient, roulement de tambour : « À quoi ça sert de réussir sa vie, donc ? Et jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour y arriver ? ». Je pensais avoir trouvé une façon à moi d’explorer ces thèmes… que certains autres ont exploré par le passé. (On n’invente plus de nouvelles histoires, on donne de nouveaux habits à des vieilles, c’est tout. Je m’y suis résigné.) En bref, j’ai fait avec Josée le pas le plus significatif dans le développement de ma petite bulle littéraire. C’est une pro.