Vic en vadrouille

Je me suis fait prendre… Je te le dis, j’ai glissé.

J’étais tranquillement en route vers la suite de L’appartement du clown, j’ai nommé Le Moderne Cabaret, quand une idée m’a subitement jeté dans une nouvelle direction. Comme ça, sans prévenir. Le Moderne Cabaret s’est éloigné sur la droite pendant que je découvrais les charmes de 19. (Nouveau titre de travail… pour un nouveau jouet.)

De quoi parles-tu Vic? Tu n’écriras plus la suite de L’adc? Ne t’inquiètes pas, lecteur plein d’espoir, Le Moderne Cabaret va voir le jour. Un jour. Bientôt, en fait. Et oui, ce sera sûrement le prochain livre que je proposerai à mon éditeur. Le roman est déjà fort avancé – il me reste à donner forme à sa deuxième partie. Bref, c’est une certitude. Mais on ne peut empêcher les idées de jaillir, toutes formées, telles Athéna de la cuisse de Zeus! D’où cet article sur 19.

Je t’en touche un mot. Lire la suite

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Une scène de L’adc: avant/après

Je te propose un nouveau jeu, lecteur de mon coeur. J’ai feuilleté mes anciennes versions de L’adc pour me rendre compte que certaines scènes offraient de beaux exemples d’évolution. Je t’en donne une aujourd’hui. Comme ça. Pour le plaisir.

Version de décembre 2008

Pontiac Sunbird, rue Van Horne, le jeudi 20 septembre 2001, 17 h 44

La journée est terminée. Rien d’utile encore aujourd’hui. Mon grand accomplissement est d’avoir réussi à faire accepter « Boîtes à Zizique » à Gaétan comme titre de l’expo. Je me sens étrangement déconnecté de La Troupe : c’est la version professionnelle de ma « coquerellite ». Je ne me surprends à sourire que lorsque je songe à mon aventure avec Arielle. En plus, Annie hante maintenant les corridors du bureau. Je l’ai entendue au Centre de documentation et j’ai trouvé de ses cheveux tricolores sur mon manteau. Comme ils n’ont pas retrouvé son corps (pas encore), la famille d’Annie n’a pas organisé de cérémonie. C’est probablement pour ça qu’elle se promène dans ma tête quelques fois.

Retour dans le trafic. Depuis que je n’emprunte plus les grandes artères, c’est beaucoup plus supportable. Cette fois, pas de radio-parole, je veux de la zizique. J’ai syntonisé un de ces postes anglophones de la métropole qui joue du top 40. Je ne veux penser à rien. Va te faire voir Ousama Ben Laden, j’ai un rendez-vous doux avec une jolie femme-poisson ce soir.

Grand mal m’en prends. Je tombe sur All Star, une pièce de Smash Mouth qui vient d’être intégrée à la trame sonore de Shrek (succès d’animation de Pixar qui ressemble à un monumental pied de nez à Disney). Les paroles de ces chansons-là ne sont pas faites pour être écoutées, il suffit de les répéter machinalement du bout des lèvres sur une piste de danse. Mais moi, comme de raison, il faut que j’y prête attention.

“Somebody once asked could I spare some change for gas
I need to get myself away from this place
I said yep what a concept
I could use a little fuel myself
And we could all use a little change”

Merde. Je commence à comprendre les gens en peine d’amour qui disent que toutes les chansons parlent de leur histoire. Même les inepties des groupes à la mode me renvoient à mes pensées sombres. Visualisation : Arielle, ce soir, le Helsinki, quelques verres, des plaisanteries, du bon temps. Il ne faut pas demander davantage.

***

Version envoyée à l’éditeur en novembre 2009

Pontiac Sunbird, rue Van Horne, le jeudi 20 septembre 2001, 17 h 44

La journée est terminée. Rien d’utile encore aujourd’hui. Mon grand accomplissement est d’avoir réussi à faire accepter « Boîtes à Zizique » à Réginald comme titre de l’expo. Lire la suite

Les sorties de la 20 dans la nuit

Tiens, pour le plaisir…

Durant l’épisode de la participation de Vic au Hirsute Saloon, la Sunbird du héros en question mange du macadam entre Québec et Montréal. Seules quelques sorties servent de repères sur cette route nocturne. Je me suis dit que les autres sorties ne méritaient pas moins leur place dans l’histoire : les voici donc en version intégrale!

Cette fois, on sort de la Route 132 à Montréal et on rebrousse chemin jusqu’au Pont Pierre-Laporte. Laisse-toi bercer par la poésie des panneaux routiers.

91 Boul Industriel Rue Métropole

92 Boul Mortagne

93 Rue Nobel

95 Boul Montarville Rue de Touraine

102 Sainte-Julie Saint-Amable Saint-Bruno

105 Route 229 St-Basile-le-Grand McMasterville

109 Beloeil Rue St-Jean-Baptiste St-Mathieu-de-Beloeil

112 Route 223 Rue Richelieu Beloeil St-Marc-sur-Richelieu

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Y a un peu d’nous autres là-dedans : Vic autobiographique (ze suite)

Plus de confession...

(suite de l’article précédent)

…mais le fun n’était pas là. L’autobiographie, c’est pour l’aisance, pour ne pas se demander trop longtemps sur quel ton va parler le personnage principal, comment sont disposées les pièces de l’appartement et patati et patata.

Je te disais qu’on ne peut pas sortir l’auteur de lui-même. Sauf que je crois que le plaisir se trouve à essayer.

Je me contredis? Pas tant que ça.

Une fois que j’ai fait lire le manuscrit aux amis-matériaux, un de ceux-ci (Pat, pour ne pas le nommer) m’a fait remarquer que les meilleurs bouts de mon récit étaient ceux qui s’éloignaient le plus de ma vie. J’ai dit : « Ah, oui? Tu crois? », sachant très bien qu’il avait raison. (La plupart de mes noms étaient inspirés de ceux de mes amis-matériaux. Il me fallait de la distance, j’en conviens.)

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Y a un peu d’nous autres là-dedans : Vic autobiographique

Confession de VV

Peut-on sortir l’auteur de lui-même? Oui? Parce que c’est juste de la fiction? Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Que je te trouve rafraîchissant de naïveté, ami lecteur. (As-tu remarqué qu’il y a à la fois un « î » et un « ï » dans la dernière phrase? Wow, je m’impressionne.)

Moi, je dis non.

Tout moi est dans L’adc, mais jamais complètement. J’ai trouvé ‘achement pratique de bâtir un univers de fiction à partir du matériau que je connais le mieux : JE lui-même. Par contre, je n’ai pas voulu me servir de ce matériau-là pour élaborer les trames narratives. Bref, le contexte autobiographique, oui, l’action, non. Il y a des zones grises, mais c’est à peu près ça.

LES VÉRITÉS

J’ai effectivement laissé une blonde pour devenir le coloc d’un clown et le voisin de mes bons chums; les habitants de ces appartements avaient des ressemblances de caractère avec ceux de l’avenue Casgrain; une jolie voisine « à vocation internationale » habitait effectivement l’appartement du dessus – et le clown aurait bien voulu faire connaissance; j’avais 25 ans en 2001; je viens de la ville de Québec; il existe bine une rose appellée Mme Victor Verdier; j’ai déjà compté combien d’argent Phil Collins fait à la minute…

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La réalité de la fiction

La réalité dépasse la fiction - titre du spectacle de Jacques Brel

Moi-là, je suis fasciné par les choses qui ne se peuvent pas. J’aimerais que le pas vrai soit vrai. (J’écris des romans, aussi… et c’est parfois dur à croire!)

Quand j’écrivais L’adc, je passais du temps sur le Net pour trouver des informations qui coloreraient mon histoire. À un moment donné, je cherche une chanson sur la destruction. Je pense à du métal. Je me dis Metallica avec Seek and Destroy. En fouillant un peu, je me rends compte que la toune en question est devenue suspecte après les attentats du 11 septembre… censurée par Clear Channel! Par-fait.

Je t’ai déjà parlé de l’œuf Fabergé… (Scène coupée: Les Russes). Quand je pensais que Vic ferait une découverte stupéfiante, je me suis dit qu’un œuf mythique serait parfait. Google. Google. Et je découvre que l’année où se déroule le roman, en plein 2001, on a redécouvert un œuf Fabergé inachevé, le dernier fabriqué. Il était perdu depuis le début du 20e siècle! Et l’œuf en question s’appelait le constellation, comme l’entreprise où Vic travaille. Je tombe sur le derrière, les destin avec un gros TIN.

Le Constellation

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Des vraies menteries, svp!

Raconte-moi des mensonges...

Je cherche des menteries! Des vraies! Comme tu le sais, je suis en train d’écrire la suite de L’appartement du clown. Dans l’histoire que je suis à bâtir, j’ai un nouveau personnage que j’appelle affectueusement le Menteur. (M majuscule.) Le gars a tout vu, tout vécu, exagère tout, s’empêtre dans ses mensonges et ainsi de suite. Très attachant.

Je suis donc à la recherche de situations inspirantes que tu aurais toi-même en tête. Des histoires rocambolesques racontées par des gens sans scrupule capables de mentir sur la couleur de leur peau en plein soleil. Des anecdotes de vendeurs de chars usagés, d’arracheurs de dents ou de maris à maîtresses. Je te lance ce défi, il me faut du jus!

Par ailleurs, si tu avais aussi quelques jokes d’une platitude sans nom à raconter, ce serait utile également. Pas pour le Menteur, mais pour un autre… je t’en reparlerai.

Donc, menteries et jokes plates, svp. Gâte-toi. C’est rare que ça arrive.

Commentaires!

VV