Vic est content. Tel qu’annoncé, j’ai pas mal complété la « partie montréalaise » du Moderne Cabaret (ça, c’est la suite de L’appartement du clown, pour ton information). Pas mal dans le sens que j’ai encore une ou deux ficelles à attacher, mais que le travail est fait.
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Y a un peu d’nous autres là-dedans : Vic autobiographique (ze suite)
…mais le fun n’était pas là. L’autobiographie, c’est pour l’aisance, pour ne pas se demander trop longtemps sur quel ton va parler le personnage principal, comment sont disposées les pièces de l’appartement et patati et patata.
Je te disais qu’on ne peut pas sortir l’auteur de lui-même. Sauf que je crois que le plaisir réside à essayer.
Je me contredis? Pas tant que ça.
Y a un peu d’nous autres là-dedans : Vic autobiographique
Peut-on sortir l’auteur de lui-même? Oui? Parce que c’est juste de la fiction? Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Que je te trouve rafraîchissant de naïveté, ami lecteur. (As-tu remarqué qu’il y a à la fois un î et un ï dans la dernière phrase? Wow, je m’impressionne.)
Moi, je dis non.
Le premier extrait: dans le vif du clown!
Je ne pensais pas que j’avais couvert autant de terrain en si peu de pages. Pu-rée! Je croyais commencer tout doucement, mais j’avais tort.
Vois-tu, je viens de me relire en utilisant le lien de l’article précédent (Extrait de L’appartement du clown: au commencement… ) – comme tu le ferais, toi. Je suis surpris de voir que l’essentiel des particularités propres au roman y est condensé.
Le cul selon Vic
Plongeons donc ensemble dans le stupre et la fornication. (Tu as reconnu Georges Brassens?) Je t’entends d’ici. Veux-tu insinuer que L’adc est un roman pour adulte? (Non, pas vraiment, mais un bon R-16) Pourquoi, Vic, veux-tu m’entraîner sur un sujet aussi glissant? Pourquoi parler de SEXE sur un blogue littéraire?
Je parle de cul parce que ça fait lire, c’est sûr… et aussi parce que j’ai eu un problème avec ça, un problème d’angle d’approche en matière sexuelle sur page blanche. C’est compliqué. Par quel bout voulais-tu que je prenne la chose? La seule réponse possible est : par le bon.
Le mythe du premier roman
Liste de clichés associés au premier roman d’un auteur trentenaire au Québec: un personnage masculin, jeune et montréalais d’adoption, des bribes d’autobiographie à peine déguisées, un narrateur qui parle au JE, quelques remises en questions de bon ton, un peu de sexe… serais-je tombé dans le patern classique ?
Oui, un peu. C’est moche, non ? Pas tant que ça. Il y a du mythe là-dessous.
Je me narre
J’aime les affaires simples. Par exemple, j’aime les narrations au JE. Tout L’appartement du clown est monté sur la dualité entre le JE de Vic Verdier (celui de l’auteur et du personnage) et le TU du lecteur. Moi, ça me plaît. Le JE limite la structure du roman, mais il l’incarne aussi, en quelque sorte.
