Émeutes: un roman à la Tarantino en pleine Coupe Stanley

Logo-mash-Habs-FlamesJe suis présentement en train de faire tout  mon possible pour te proposer un nouveau roman d’ici pas long. Jusqu’à présent, la chose s’intitule Émeutes. Si j’avais à la qualifier, je dirais que c’est un « crime novel » en chassé-croisé. Il y a un peu de Quentin Tarantino dans ma proposition, un peu de Die Hard aussi, et une once de Vantage Point. WTF, dis-tu? Ben oui, pourquoi pas? Ça me ressemble. Dans le fond, c’est un thriller. Ouin, un thriller avec une sauce piquante.

Je t’offre d’abord un résumé maison:

On est le 9 juin, il est 19 h 04 et il fait très chaud à Montréal. Les Canadiens affrontent les Flames dans le 7e match de la Coupe Stanley. Vic se rend à la finale avec sa fille, sur les tout derniers dollars qu’il lui reste. Il veut en profiter pleinement, mais c’est plus facile à dire qu’à faire: il faudrait d’abord qu’il cesse de penser au suicide qu’il s’est planifié pour le lever du soleil… (Et on sait maintenant que les choses ont tendance à se complexifier dans les romans de Vic Verdier.)

Devant le Centre Bell se prépare une émeute monstrueuse. Mais d’autres émeutes font aussi rage à l’intérieur des gens qui se trouvent sur les lieux. Et celles-là  sont peut-être les pires.

Autour de Vic, on assiste à un chassé-croisé violent et brutal entre une policière qui vit tant bien que mal avec les séquelles d’une agression sexuelle, un gardien de but numéro 2 qui ne sera jamais numéro 1, un conseiller politique qui espère garder son job, un groupe de petits truands qui viennent de réaliser le plus gros deal de leur jeune carrière et un chauffeur de taxi qui a un compte à régler avec le gouvernement. 

Ensuite, voici, en primeur, l’ouverture du roman:

« 1. CE SOIR, TOUT EST PERMIS

Vic Verdier tient la menotte de sa fille dans sa main gauche et consulte l’heure sur son téléphone de sa main droite. Il est 19 h 04. Dans 56 minutes, les partisans des Canadiens et des Flames vont se lever pour l’hymne national, juste avant la première mise au jeu de la finale de la Coupe Stanley au Centre Bell. Dans 4 h 21 minutes – au plus tard –, son ex-femme va reprendre la petite pour la semaine.
Dans 10 h 03 minutes, Vic va envoyer un courriel à son frère :

« Sim, je me suis pendu à la grosse branche de l’érable à deux troncs, devant le lac. J’avais envie de voir le soleil une dernière fois. Pourrais-tu venir chercher mon corps avant que le voisin me trouve ? C’est pas ta faute, c’est pas la faute de personne. C’est juste moi. Tu me connais. Tu sais que je ne serai jamais capable d’imaginer la pitié, ou pire, le dégoût, sur le visage de Laurie-Anne quand elle va me regarder après tout ça. Pas maintenant, mais plus tard, quand elle sera assez grande pour comprendre. Je ne peux pas être un looser aux yeux de ma fille. Je m’excuse de te demander ce service-là, mais je te fais confiance. Je t’aime, Sim, prends soin de toi. On va se revoir, c’est sûr – s’il y a quelque chose après. »

Laurie-Anne tire sur la main de son père.

– Est-ce que je vais pouvoir manger du poffcogne ?

– Pop corn, ma grande, pop corn. Oui, on va en acheter. Ils en vendent partout à l’intérieur.

– C’est pas trop cher ?

Les derniers mois ont été difficiles. La petite a compris que la vie n’est pas gratuite.

– Ce soir, Laurie-Anne, tout est permis. C’est notre soirée folle !

Laurie-Anne vient d’avoir sept ans, mais elle a de la difficulté à prononcer certains mots. Contrairement à son ex, Vic ne s’en fait pas. Elle a tout le temps de corriger ces petits défauts de langage. Ce soir, il va l’écouter parler, rire, crier. Il veut graver son image dans son esprit. Si jamais il y a une vie après la mort, ce serait bien que j’emporte un peu d’elle avec moi. »

***

T’embarques?

Ciao,

VV

 

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La Presse accorde 3 1/2 étoiles à « Cochons rôtis »

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La Presse me fait une autre belle fleur. Cette fois, je la dois à la plume de Jean François Villeneuve. Trois étoiles et demie ont été décernées à Cochons rôtis dans l’édition du 24 mai 2015. (Tu l’avais peut-être déjà vu.)

Villeneuve confirme que ce roman est un polar en bonne et due forme:

share_logolpplus« Par une mise en abîme dans laquelle le protagoniste écrit lui même son récit sur les événements à l’intention de son psychologue, l’intrigue se développe avec assurance et une bonne maîtrise des principes d’un polar […] »

Il poursuit son appréciation avec ces bons mots qui devraient faire plaisir aux amateurs du genre:

« Verdier garde l’intérêt de son lecteur avec la vivacité de son écriture et son humour bien tempéré.  L’histoire se déroulant en 2016, l’auteur n’hésite pas pour en assurer le réalisme à piger dans l’actualité et les préoccupations des dernières années pour tisser son ambiance particulièrement avec l’utilisation judicieuse des médias sociaux. »

Bref, il t’invite à le lire, toi aussi.

Une étoile, deux étoiles, trois étoiles… et la moitié d’une autre… tu peux pas te tromper. Tu risques seulement de passer un maudit bon moment de lecture – et de trouver que la dernière page est arrivée trop vite.

VV

L’imprimeur doit mourir

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Mise sous presse!

Imagine la saynète: tu te retrouves dans un jeu questionnaire, disons en 2020, et Charles Lafortune te pose une question difficile, celle qui va soit tout te faire perdre l’argent accumulé, soit te faire gagner un million de dollars!

Tu te vois bien là? Tu sens le stress?

Charles dit: « Quand exactement l’auteur à succès Vic Verdier a-t-il terminé le premier jet de son célèbre ouvrage L’imprimeur doit mourir? »

Tu te tortilles, tu as peur de te tromper, mais soudainement tu te souviens de ce blog, de cet article. Et tu réponds.

« Vic Verdier a achevé la première version de L’imprimeur doit mourir le mardi 26 mars 2013 à 15h35. »

(De mon côté, j’entre officiellement en réécriture à partir d’aujourd’hui. On va faire circuler ça, améliorer le roman, l’améliorer encore, le laisser tomber, le resserrer un peu, et le soumettre à mon éditeur préféré…)

VV

Heureux d’un printemps

ImageBon. Tu pensais que j’avais arrêté d’écrire, hein? Tu me connais encore bien mal – c’est peut-être parce que je me découvre moi aussi. Mais trève de considérations psychologico-philosophes, j’ai envie de te faire une mise à jour exhaustive de mes derniers mois.

PREMIÈREMENT, j’écris aujourd’hui sur un Mac. J’aime, comme dirait Facebook.

DEUXIÈMEMENT, mon projet steampunk destiné à un public averti a eu la bonne idée de rebondir récemment. Je suis donc encore en lice quelque part pour que ce livre en devienne un vrai.

TROISIÈMEMENT, le roman historique à saveur d’aventure (tu aimes la photo en vignette?) est prrrrrresque terminé. Dans le genre que l’action a été mise en mots une première fois et qu’il me reste le pseudo roman-feuilleton que j’ai décidé d’ajouter entre les chapitres à finaliser. Je suis sur les derniers miles. Et c’est plutôt bon:

  • Roman écrit à la troisième personne (différent);
  • Roman d’aventure qui, je crois, tient son lecteur en haleine;
  • Beau feeling d’être dans la Vieille Capitale, juste avant les années folles;
  • Impression que l’époque de la Première Guerre Mondiale pourrait devenir en vogue avec la célébration du centenaire;
  • Nouveau titre de travail: L’imprimeur doit mourir.

Je me suis surpris à plus d’une fois durant l’écriture. Ça doit être bon signe.

QUATRIÈMEMENT, je suis en train de préparer un nouveau projet et j’ai décidé de solliciter le Conseil des arts du Canada pour un petit coup de pouce. Cette fois, on s’en va dans le ici et maintenant, avec un roman sur l’échec possible de la famille, sur les dérives de la société de consommation, sur l’impossible et inévitable quête du bonheur. On appelle ça Un monde merveilleux jusqu’à nouvelle idée. (Oui, ça va se passer à Disney World… crois-le ou non.)

Bon, ben, ça me chauffe la couenne, là. C’est l’heure du souper, presque. Je te reviens sous peu.

Si t’as des questions, tu m’écris. Sans farce. Vas-y.

VV