Nostalgie, quand tu nous tiens

En veux-tu des photos d’archives? J’en ai pour 16 ans de matériel ici. Regarde un peu ce que j’ai retrouvé.

Je suis à moderniser mon site Web – il était temps, me diras-tu. Je te répondrai que oui. Passons. Moderniser implique une plongée dans le passé.

Dans l’ordre:

  • De la musique et des photos artistiques de Vic Verdier (le vieux, mon grand-père);
  • Une photo d’auteur en 2010, complètement ratée, où j’essaye un nez de clown sur mon front — je travaillais au Cirque, hein?;
  • Elmore Leonard, mon maître à penser, à qui j’ai consacrer le premier « Vic a lu pour toi »;
  • Une des photos « humoristiques » pour le lancement de mon premier roman… celle-là disait que le livre apportait du plaisir (subtil);
  • Le Comte de Monte-Cristo, parce que je parlais de mes influences littéraires;
  • Vic au volant… un podcast sur Youtube avant les podcasts (ça se trouve encore);
  • Des images de la bande annonce du « Moderne Cabaret », avec Christine Beaulieu et Christian Grenier (et Pat et Pascal et tous les autres);
  • Un dessin de mon ami Sagana pour la couverture originale de « L’Empire bleu sang »;
  • Une image artistico-symbolique parce que j’avais le clavier en feu;
  • L’image d’inspiration qu’il y avait sur la première page du manuscrit de « Cochons rôtis »;
  • Ma face quand j’ai gagné le Jacques-Brossard (il faisait chaud);
  • Ma première incursion dans un palmarès de ventes;
  • Une sortie de pandémie dans une salon clandestin;
  • La première rencontre avec un de mes romans hors du Québec, à la FNAC des Champs-Élysées.

Bref, j’en ai de affaires dans ce blog/site Web. Fouille, si tu veux rire 😉

Ciao,

VV

Vic a lu pour toi: Elle devient rafale par Anne De Léan

Anne est une amie, je te préviens. L’amitié que je lui porte n’a rien à voir avec l’appréciation de son premier roman que je m’apprête à t’offrir. Ce roman, Elle devient rafale, n’a pas besoin de copinage pour attirer les bons mots.

Anne écrit vraiment très bien. Elle sait raconter des histoires.

Que dit-on à l’arrière de ce court roman? “Campé au cœur de la tempête historique de mars 1971, Elle devient rafale explore avec sensibilité les dilemmes intérieurs de Marie, René et Sylvie alors que toute la province est paralysée par la neige. Trois quêtes identitaires qui se déploient sous fond de tensions sociales dans un Québec en pleine mutation, tiraillé entre tradition et modernité.

N’est-ce pas dans la tempête qu’on se révèle à soi-même?”

C’est joli tout ça, mais ça n’explique pas la force de ce livre.

Anne a choisi trois personnages à trois décennies d’intervale: 16, 25, 37 ans. C’est un éventail très révélateur. Sylvie, toujours au secondaire, a la fameuse idée de suivre son amie délurée pour une virée à Montréal à partir de Drummondville… au moment où la tempête va s’abattre sur le Québec. René, commis dans un journal, rêve de tellement plus que c’en est malaisant. Il brave la neige pour rejoindre Parthenais, où se déroule le procès des felquistes, et où il espère dégoter le scoop qui va le faire avancer dans la boîte. Marie, elle, est prise au piège dans la banque où elle travaille — à moins que le piège soit celui de ses responsabilités d’épouse et mère qui l’étouffent depuis seize ans?

J’ai aimé:

  • La langue vivante et bien ancrée dans le Québec des années 1970. Ça donne du relief au roman et ça fournit des moments de lecture éclairants;
  • Les courts chapitres punchés qui alternent entre nos trois moineaux et leur trajectoires bouleversées par la tempête — ce rythme favorise l’efficacité narrative et permet à Anne de nous offrir des passages parfois franchement très drôles (ma blonde m’a entendu rire à plusieurs reprises);
  • Les habiles flashbacks qui, un peu à la façon d’autant d’égarements momentanés, nous entraînent dans l’origine des complexes et des aspirations des personnages;
  • Le contexte historique, rapidement campé, qui nous rappelle que cette société était la nôtre il y a peu encore;
  • Le fait que les problèmes, doutes, espoirs et ambitions de Sylvie, René et Marie résonnent toujours en 2026.

Bon, est-ce que je t’ai convaincu de te lancer dans ce roman? As-tu envie de braver la tempête?

Je l’affirme haut et fort: c’est un cadeau à se faire. On a tous rêvé de briser nos carcans, on a tous pris de mauvaises décisions en essayant d’améliorer notre sort, on a tous eu la chienne quand une situation qu’on croyait sous contrôle s’est mise à déraper. Surtout, on a tous eu le goût, au moins une fois, de simplement se dire: “Ah, pis, fuck it, je l’fais. ”

Moi, en tous cas, ça m’est arrivé. Elle devient rafale, c’est ça, mais en mieux.

VV

Vic a lu pour toi: Mises en scène de Guillaume Morrissette

C’est du bon roman, ça monsieur. Un polar de qualité, madame. Oui, oui, je l’affirme avec plaisir.

2024, fin du mois de mai, début juin, on retrouve le trio Héroux-Soucy-Landry de la police de Trois-Rivières, dans le cadre d’enquêtes croisées. Un gars en sous-vêtements féminin meurt asphyxié dans son appartement; un jeune diabétique est enterré vivant durant un jeu d’évasion extérieur. Voulez-vous bien me dire pourquoi il y a des clés inutilisables sur les scènes de crime et qui s’amuse à diffuser des photos intimes de personnes associées à ces événements? Morrissette nous piège avec son enquête, on tergiverse au fil des questionnements qui tiraillent ses personnages. C’est exactement ce qu’on demande à un bon roman policier.

L’intrigue se tisse autour de Sauve qui peut, une compagnie qui offre des jeux d’évasion à l’intérieur et des jeux d’horreur à l’extérieur. La bonne idée. L’originalité de ce livre se trouve, d’après moi, dans le contexte de l’histoire, justement. Morrissette a bien choisi et judicieusement utilisé ce phénomène culturel peu connu et, de prime abord, mal compris.

Vic, dans son jeune temps, a beaucoup versé dans ces univers de jeux « où on fait semblant ». Ben oui, je suis de cette gang-là. Je vous confirme que, quand c’est bien fait, les simulations peuvent vraiment donner la chienne – il est facile de se laisser prendre à des « fausses émotions » quand les participants jouent avec sérieux. À partir du moment où Sauve qui peut sert de pivot à plusieurs aspects de l’intrigue, Morrissette s’ouvre la possibilité d’exploiter une foule de matériel narratif. Ça donne le goût de savoir, t’sais? Parce que les gens qui s’intéressent et qui travaillent dans ce genre de place ont tendance à être marginaux. Du monde spécial… Morrissette nous confronte avec une galerie de personnages dont les contours psychologiques variés piquent la curiosité, tout en demeurant dans l’univers des probables.

Du beau travail d’équilibre, Guillaume. Joli boulot.

En vrac, j’ai aimé:

  • Le personnage du proprio de Sauve qui peut, surnommé EPP, en équilibre entre ses passions, ses limites, son désir de réussite entrepreneuriale et sa volonté de bien faire les choses;
  • L’illustration des travers du voyeurismes dans le contexte de notre mode ultramédiatisé et sursexualisé;
  • Le réalisme des réactions de chaque personnage, selon sa propre perspective, et le fil des raisonnements des nos trois enquêteurs;
  • Le niveau de stress élevé induit par le roman, malgré des crimes qui ne s’avèrent pas si sanglants – j’ai moi-même tendance à priver mes personnages de leur vie plus que ça. Je loue la retenue de Morrissette (passer à un cheveu de mourir fonctionne vraiment bien dans le contexte de son enquête);
  • Les incohérences naturelles des gestes posés impulsivement par des personnages qui ne sont pas des criminels de carrière – ici, le crime se produit de façon désordonnée, au fil des passions, sans nécessairement avoir été planifié avec soin. J’adore le réalisme que ça apporte.

Bref, je te recommande de lire Mises en scène. Je ne vois pas comment tu pourrais en ressortir malheureux, lecteur avisé. Un café, un peu de précipitations – peut-être une pluie sur les vitres des puits de lumière – un bon éclairage et hop! laisse-toi prendre au piège.

VV

(Photo Marie-Ève Alarie, Hebdo Journal// Guillaume Morrissette, avec une reproduction de la couverture de son roman sur les panneau de sa Caravane Littéraire.)

Vic traverse le parc! Yé!

Cette année, j’ai quatre nouveautés pour toi: Lac au sablePrédateurs: Doctor J.La petite fille aux allumettes Vol II et Conte interdit: Sinbad, le 7e voyage. Ça roule ma poule.

Tu as toutes les raisons de venir me voir!

J’ai hâte de se croiser dans la nouvelle mouture du salon. En effet, la 61e édition du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean se déroule du 25 au 28 septembre 2025 à Place Centre-Ville Jonquière 

3880, boulevard Harvey, Jonquière (Québec) G7X 8R6
Entrée principale : porte 3

C’est un rendez-vous mesdames, messieurs!

VV

L’Empire s’invite à Salut Bonjour

L’Empire bleu sang a reçu des éloges de la part de la chroniqueuse livres de Salut bonjour. Clique ici! Ça commence à 3:50… et j’en suis bien fier.

Frédérique Dufort propose aux spectateurs de sortir de leur zone de confort en plongeant dans mon monde alternatif. Elle suggère même aux enseignant.e.s qui veulent parler de l’histoire du Québec de faire réagir leur classe avec mon roman. Pas fou.

Bonne fin d’été pour Vic, hein?

« Un roman futuriste grinçant et sanglant où tout le monde se fait justice au nom de la loi ; mais la loi de qui? Et pourquoi ? »

VV