Salut, la bande du Cap Diamant. Je vous visite les 9, 10 et 11 avril 2026 pour le Salon international du livre de Québec.


Des romans qu'on lit de côté, un oeil fermé.
En veux-tu des photos d’archives? J’en ai pour 16 ans de matériel ici. Regarde un peu ce que j’ai retrouvé.
Je suis à moderniser mon site Web – il était temps, me diras-tu. Je te répondrai que oui. Passons. Moderniser implique une plongée dans le passé.














Dans l’ordre:
Bref, j’en ai de affaires dans ce blog/site Web. Fouille, si tu veux rire 😉
Ciao,
VV
Anne est une amie, je te préviens. L’amitié que je lui porte n’a rien à voir avec l’appréciation de son premier roman que je m’apprête à t’offrir. Ce roman, Elle devient rafale, n’a pas besoin de copinage pour attirer les bons mots.
Anne écrit vraiment très bien. Elle sait raconter des histoires.
Que dit-on à l’arrière de ce court roman? “Campé au cœur de la tempête historique de mars 1971, Elle devient rafale explore avec sensibilité les dilemmes intérieurs de Marie, René et Sylvie alors que toute la province est paralysée par la neige. Trois quêtes identitaires qui se déploient sous fond de tensions sociales dans un Québec en pleine mutation, tiraillé entre tradition et modernité.
N’est-ce pas dans la tempête qu’on se révèle à soi-même?”
C’est joli tout ça, mais ça n’explique pas la force de ce livre.
Anne a choisi trois personnages à trois décennies d’intervale: 16, 25, 37 ans. C’est un éventail très révélateur. Sylvie, toujours au secondaire, a la fameuse idée de suivre son amie délurée pour une virée à Montréal à partir de Drummondville… au moment où la tempête va s’abattre sur le Québec. René, commis dans un journal, rêve de tellement plus que c’en est malaisant. Il brave la neige pour rejoindre Parthenais, où se déroule le procès des felquistes, et où il espère dégoter le scoop qui va le faire avancer dans la boîte. Marie, elle, est prise au piège dans la banque où elle travaille — à moins que le piège soit celui de ses responsabilités d’épouse et mère qui l’étouffent depuis seize ans?
J’ai aimé:
Bon, est-ce que je t’ai convaincu de te lancer dans ce roman? As-tu envie de braver la tempête?
Je l’affirme haut et fort: c’est un cadeau à se faire. On a tous rêvé de briser nos carcans, on a tous pris de mauvaises décisions en essayant d’améliorer notre sort, on a tous eu la chienne quand une situation qu’on croyait sous contrôle s’est mise à déraper. Surtout, on a tous eu le goût, au moins une fois, de simplement se dire: “Ah, pis, fuck it, je l’fais. ”
Moi, en tous cas, ça m’est arrivé. Elle devient rafale, c’est ça, mais en mieux.
VV

C’est du bon roman, ça monsieur. Un polar de qualité, madame. Oui, oui, je l’affirme avec plaisir.
2024, fin du mois de mai, début juin, on retrouve le trio Héroux-Soucy-Landry de la police de Trois-Rivières, dans le cadre d’enquêtes croisées. Un gars en sous-vêtements féminin meurt asphyxié dans son appartement; un jeune diabétique est enterré vivant durant un jeu d’évasion extérieur. Voulez-vous bien me dire pourquoi il y a des clés inutilisables sur les scènes de crime et qui s’amuse à diffuser des photos intimes de personnes associées à ces événements? Morrissette nous piège avec son enquête, on tergiverse au fil des questionnements qui tiraillent ses personnages. C’est exactement ce qu’on demande à un bon roman policier.
L’intrigue se tisse autour de Sauve qui peut, une compagnie qui offre des jeux d’évasion à l’intérieur et des jeux d’horreur à l’extérieur. La bonne idée. L’originalité de ce livre se trouve, d’après moi, dans le contexte de l’histoire, justement. Morrissette a bien choisi et judicieusement utilisé ce phénomène culturel peu connu et, de prime abord, mal compris.
Vic, dans son jeune temps, a beaucoup versé dans ces univers de jeux « où on fait semblant ». Ben oui, je suis de cette gang-là. Je vous confirme que, quand c’est bien fait, les simulations peuvent vraiment donner la chienne – il est facile de se laisser prendre à des « fausses émotions » quand les participants jouent avec sérieux. À partir du moment où Sauve qui peut sert de pivot à plusieurs aspects de l’intrigue, Morrissette s’ouvre la possibilité d’exploiter une foule de matériel narratif. Ça donne le goût de savoir, t’sais? Parce que les gens qui s’intéressent et qui travaillent dans ce genre de place ont tendance à être marginaux. Du monde spécial… Morrissette nous confronte avec une galerie de personnages dont les contours psychologiques variés piquent la curiosité, tout en demeurant dans l’univers des probables.
Du beau travail d’équilibre, Guillaume. Joli boulot.
En vrac, j’ai aimé:
Bref, je te recommande de lire Mises en scène. Je ne vois pas comment tu pourrais en ressortir malheureux, lecteur avisé. Un café, un peu de précipitations – peut-être une pluie sur les vitres des puits de lumière – un bon éclairage et hop! laisse-toi prendre au piège.
VV
(Photo Marie-Ève Alarie, Hebdo Journal// Guillaume Morrissette, avec une reproduction de la couverture de son roman sur les panneau de sa Caravane Littéraire.)


Je veux juste m’assurer que tu es au courant que Larmes de crocodile est disponible en format audio.
Éric Leblanc, à la narration, fait un travail remarquable.
C’est tout,
VV


Cette année, j’ai quatre nouveautés pour toi: Lac au sable – Prédateurs: Doctor J. – La petite fille aux allumettes Vol II et Conte interdit: Sinbad, le 7e voyage. Ça roule ma poule.
Tu as toutes les raisons de venir me voir!
J’ai hâte de se croiser dans la nouvelle mouture du salon. En effet, la 61e édition du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean se déroule du 25 au 28 septembre 2025 à Place Centre-Ville Jonquière
3880, boulevard Harvey, Jonquière (Québec) G7X 8R6
Entrée principale : porte 3
C’est un rendez-vous mesdames, messieurs!
VV
L’Empire bleu sang a reçu des éloges de la part de la chroniqueuse livres de Salut bonjour. Clique ici! Ça commence à 3:50… et j’en suis bien fier.
Frédérique Dufort propose aux spectateurs de sortir de leur zone de confort en plongeant dans mon monde alternatif. Elle suggère même aux enseignant.e.s qui veulent parler de l’histoire du Québec de faire réagir leur classe avec mon roman. Pas fou.
Bonne fin d’été pour Vic, hein?
« Un roman futuriste grinçant et sanglant où tout le monde se fait justice au nom de la loi ; mais la loi de qui? Et pourquoi ? »
VV