Vic et son foulard

On a remarqué que Vic porte des foulards. C’est vrai. Quand je vais à la rencontre des lecteurs et lectrices, je m’enrubanne très souvent le cou d’un morceau de tissu. Voici la petite histoire.

Ça vient de mon père. Quand j’étais p’tit gars, il m’avait collé une étiquette: Sim, c’est un foulard. Traduction: mon fils a de la graine d’artisss (prononcer comme socialisss et écologisss).

Il faisait le geste de balancer ledit foulard par-dessus l’épaule, comme les Aristide Bruant de ce monde.

Portrait par Toulouse-Lautrec

J’imagine que tu vois ce que je veux dire.

En bref, mon papa, dans sa vie d’avocat, incapable de pousser une note juste pour sauver sa vie ou de dessiner autre chose que des bonhommes-allumettes, me voyait comme un artiste en devenir. Je pouvais bien essayer de la cacher, mais ma créativité remontait toujours à la surface.

Je n’aimais pas ça, à l’époque.

J’ai changé d’avis. Je suis clairement un « foulard », un créatif, un romancier, un écrivain, un artiste et tutti quanti.

Papa est décédé il y a presque 25 ans aujourd’hui, mais je lui rends un petit hommage à chaque fois que je porte le foulard et que je me glisse dans le peau de Vic Verdier, le pseudonyme de son père à lui — qui avait effectivement de la graine d’artisss, bien avant moi.

Voilà, c’est ça qui est ça. Tu sais tout, maintenant.

Ciao,

VV

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