
C’est la 46e édition, au Palais des congrès de Gatineau. J’y passe mon samedi. 😉


Tu viens?
VV


Faces de bœufs est prêt pour les précommandes. (T’as juste à cliquer sur le lien.)
Que dit-on derrière la couverture de ce roman que je te promets d’écrire depuis des années?
« Vic Verdier et Jessy Di Filipo, sa partner de patrouille devenue partenaire de vie, envisagent de fonder une famille. Pendant que Vic s’emmerde dans ses enquêtes, Jessy exulte à titre d’agente de liaison auprès de la startup qui pilote un projet visant à équiper tous les policiers d’une caméra corporelle. Vic a des doutes : le monde entier a-t-il vraiment besoin de voir en permanence leurs « faces de bœufs » ?
Or, plus ses enquêtes avancent, plus il remarque des parallèles troublants avec des événements survenus lors du passage à Montréal en 1976 de membres de la mafia napolitaine et une délégation de celle-ci est récemment débarquée en ville, le jour même du lancement d’une certaine startup… »
Voilà – nous sommes trois ans après les événements racontés dans Cochons rôtis. Ce drame a laissé des traces et a forcé Vicenzo Verdier à réfléchir sur sa vocation. Le détective est maintenant légitime dans son ambition d’enquêteur… sur papier. Il se retrouve enfin au cœur d’une affaire de meurtre – un encanteur d’œuvres d’art – enquête qui va présenter des ramifications imprévisibles, inattendues et beaucoup trop personnelles.
Pourquoi le titre Faces de bœufs? Parce qu’on touche à l’idée de caméras corporelles qui les filment, ces faces de bœufs, parce que Vic essaie d’avoir un petit bœuf avec sa blonde, parce qu’on cherche un dessin de corrida disparu et aussi parce qu’on soupçonne certains pas-bons de mettre leur face de bœufs pour se faire passer pour des policiers.
Hâte que tu m’en donnes des nouvelles.
VV

C’est bon. Vraiment bon. Évidemment, comme il s’agit de la 2e enquête du duo Volta/Santinelli, il est judicieux de lire Les agneaux de l’aube avant ce roman. (Clique pour savoir ce que pense de ce roman…)
Cette fois, Steve s’attaque à la violence dans le coeur des hommes, que les mâles dirigent vers les femmes. Il nous ramène son lieutenant de la SQ, Guillaume Volta, en proie à des moments de faiblesses face à l’état de santé de sa femme et Frédérique Santinelli, pratiquement prisonnière chez elle, en conséquence du drame qu’elle a vécu dans le roman précédent.
Deux choses se produisent en simultané. Santinelli découvre un mystérieux livre autoédité et dédicacé, Le calendrier de Tityos, qui raconte les 23 variations sur le supplice d’une femme par un homme. Il est évident que le récit donne des indices sur un crime réel; et Volta se lance dans l’enquête. Ensuite, presqu’en même temps, elle commence à découvrir des bouts de vérité sur sa propre vie — celle avant que la mémoire ne lui soit volé. (Santinelli ne se souvient de rien avant ses 18 ans.)
Honnêtement, il s’agit d’un polar cérébral, très bien ficelé. Steve Laflamme nous permet de découvrir les codes du livre mystérieux sous le regard horrifié de Santinelli et des collègues de Volta. On suit le policier et la professeur de littérature dans cette course effrénée, dans l’espoir de retrouver un femme disparue ou, qui sait, de prévenir d’autres crimes.
On va être servi; Vingt-trois jours de haine nous force à devenir témoins de scènes dures, qui posent des questions fondamentales sur notre société. Bravo d’avoir maintenu mon attention aussi bien du côté du Calendrier de Tityos que du côté du passé de Santinelli.
J’ai aimé une foule de choses, mais je retiens surtout:
Donc, je te suggère de découvrir les romans de Steve Laflamme.
Ciao,
VV
David Bédard a récemment vécu un moment de folie qu’il a décidé de réaliser. Peux-tu croire qu’il a proposé une nouvelle série de thrillers aux Éditions Corbeau?
Ça se déroule le 11 juin 2003, pendant un orage terrible, alors qu’un convoi carcéral est impliqué dans un accident dans Charlevoix, permettant à une vingtaine des pires détenus qu’on puisse imaginer de prendre le large. Le chaos va s’abattre sur le Québec
Quelle prémisse remplie de promesses, non? Bienvenue chez les Prédateurs.
J’aime une foule de choses de ce roman que je te recommande:
Bref, bref, bref… tu peux te garocher là-dessus pour une lecture qui cogne dur.
Ciao,
VV




On a remarqué que Vic porte des foulards. C’est vrai. Quand je vais à la rencontre des lecteurs et lectrices, je m’enrubanne très souvent le cou d’un morceau de tissu. Voici la petite histoire.
Ça vient de mon père. Quand j’étais p’tit gars, il m’avait collé une étiquette: Sim, c’est un foulard. Traduction: mon fils a de la graine d’artisss (prononcer comme socialisss et écologisss).
Il faisait le geste de balancer ledit foulard par-dessus l’épaule, comme les Aristide Bruant de ce monde.
J’imagine que tu vois ce que je veux dire.
En bref, mon papa, dans sa vie d’avocat, incapable de pousser une note juste pour sauver sa vie ou de dessiner autre chose que des bonhommes-allumettes, me voyait comme un artiste en devenir. Je pouvais bien essayer de la cacher, mais ma créativité remontait toujours à la surface.
Je n’aimais pas ça, à l’époque.
J’ai changé d’avis. Je suis clairement un « foulard », un créatif, un romancier, un écrivain, un artiste et tutti quanti.
Papa est décédé il y a presque 25 ans aujourd’hui, mais je lui rends un petit hommage à chaque fois que je porte le foulard et que je me glisse dans le peau de Vic Verdier, le pseudonyme de son père à lui — qui avait effectivement de la graine d’artisss, bien avant moi.
Voilà, c’est ça qui est ça. Tu sais tout, maintenant.
Ciao,
VV