Ce que Vic écrit présentement

Là, là, L’appartement du clown est en montage/révision. Est-ce que ça veut dire que j’ai cessé d’écrire?

Nein. Niet. Pantoute.

Je suis encore pris dans le trafic, donc, j’écris.

Quoi? Tu veux savoir? Trois patentes.

  1. En Verve avec Vic Verdier – ça occupe, ces petites choses virtuelles-là.
  2. Je me « rince » avec un roman dans un registre complètement différent des aventures de Vic Verdier. J’ai en chantier un texte à cheval entre la science-fiction et la fantasy. Une histoire violente et surnaturelle qui se déroule dans un monde parallèle au 19e siècle et où la ville de Québec serait une cité-état qui dominerait le monde occidental. Je pense même à jouer avec un peu de satanisme… (Je ne blague pas, j’écris vraiment un truc de ce genre-là. On verra ce que ça donne.)
  3. Je suis déjà dans la suite de L’appartement du clown. J’appelle ça L’appartement du dessus, pour le moment. (En fait, depuis hier – le 16 février 2010 – j’appelle ça Le Moderne Cabaret.) Les thèmes sont pas mal identifiés, mais je vais peut-être avoir besoin d’aide pour aligner mes envies littéraires. On va s’en reparler sous peu.

VV

Papi Verdier: le vrai Vic

Aujourd’hui, je te parle un peu de Papi Verdier. Jean-Pierre, mon Papi à moi. Ze Vic Verdier original.

Le rideau se lève, le narrateur parle :

Papi avant l'opération (son père ressemble à A. Hopkins, non?)

« Il était une fois un homme d’affaires de la Vieille Capitale qui manufacturait et distribuait les meilleurs balais et brosses pour usage domestique ou commercial. Le bonhomme avait d’abord été un garçon laid, bigleux et infirme. Ses jambes croches l’avaient empêché de marcher jusqu’à ce que, vers ses 12 ans, il subisse une opération expérimentale en Europe! Il avait fait le voyage en bateau, et tout.

On le retrouve dans la vingtaine, capable de vivre une vie normale – mais toujours affublé de strabisme –, ambitieux en affaires, l’âme d’un poète et désormais amoureux d’une femme. On ne peut pas demander mieux. Nous sommes en 1939. (Pour une fois, les infirmes ont un avantage, ils ne vont pas à la guerre.)

Papi aurait bien voulu conquérir la belle à coup de chansonnettes, mais, en ces temps incertains, la demoiselle préférait la sécurité du dollar. Par chance, le bonhomme savait aussi comment faire rouler son affaire. Il marie la jeune femme et lui fait des enfants, dont mon Papa.

Un single chez Variétés

Dans les années ‘40, on ne mélangeait pas les rôles : on était soit un respectable homme d’affaires (membre des Lions et des Chevaliers de Colomb), soit un artiste. Pas les deux. Donc, Papi décide de s’inventer le pseudonyme de Vic Verdier pour laisser libre cours à ses envies artistiques. Caché sous cette nouvelle identité – ça sonne bien, non ? –, il compose des vers et de la musique. Je crois même que certaines de ses mélodies seront jouées à la radio, quelques fois, pas souvent.

Le succès ne viendra jamais. »

Par contre, son impact sera significatif sur l’imaginaire de son petit-fils. Il m’a appris à siffler, mais malheureusement pas à jouer du piano. Les cartes de fête qu’il m’écrivait sont des bijoux de prose tapée à la machine sur des cartons blancs embossés. Je me suis dit que moi aussi, un jour… et que je deviendrais Vic Verdier à mon tour.

Voilà, c’est fait.

Merci Jean-Pierre, je te dédie L’appartement du clown.

VV

Une chanson sous (c) et photo montage...

Noël avec mononcle Paul

Il me manque une dent, mais lui, c'est un dentier...

Hors de l’auto, point de salut

J'écrivais, cette journée-là.

Si je n’avais pas d’automobile, je n’aurais jamais écrit. C’est fou, mais c’est ça.

On me demande souvent où je trouve le temps d’écrire. (Ce n’est pas vrai, mais je trouve que de dire ça me donne une certaine prestance.) « Entre le travail, les enfants, le maintien des relations d’amitié, un couple qui demande qu’on s’occupe de lui, comment arrives-tu à écrire, Vic? » (Personne ne m’appelle Vic, mais dans mon blog, je fais ce que je veux.)

Je le répète : si je n’avais pas d’automobile, je n’aurais jamais écrit. J’écris en auto.
Pas vraiment, mais presque. Je vais t’avouer quelque chose : contrairement à mon personnage, le Vic qui écrit n’habite plus Montréal. J’y travaille encore, sauf que je n’y dors plus. Je voudrais bien te faire coller que je suis un véritable artiste urbain… jusqu’à ce que tu découvres que je vis dans le 450. Je serais peu avancé à te mentir. Donc, je me tape une bonne heure de trafic le matin, bis, le soir.

Et c’est là que le « miracle » se produit pour moi.

À force de perdre mon temps sur quatre roues immobiles, j’ai découvert que mes pensées, elles, ne cessent d’avancer, de toute façon – souvent sous la forme d’histoire que je me raconte pour passer le temps. Autant mettre ces heures à profit, que je me suis finalement dit. Ça devait être quelque part en 2005.

En plus, je ne fais pas que rêvasser, en auto, non. Autre révélation, choc : je suis très beaucoup chanceux de faire partie des gens qui ne prennent pas de note. Ma mémoire me suffit généralement. (Ouais, je sais que ça facilite ma vie… Même au travail, je trimbale un cahier par parure, c’est tout dire.)

Vic Verdier roule en Volvo

Confession finale : je n’ai pas besoin de me mettre dans le mood pour écrire. Une demi-heure sur le portable devant une mauvaise émission de télé après avoir couché les monstres me suffit à pondre le premier jet d’une scène. (Une scène élaborée entre le boulot et la maison – tu vois, je boucle la boucle.)

Voilà, tu connais mon secret.

VV

Pourquoi donc?

Pourquoi donc ai-je décidé d’écrire un blogue? (Ben oui, hein? Pourquoi?) Ehhhh, pourquoi pas. Pour-kwa-pa. Ce n’est pas une question, mais une affirmation. Selon moi, c’est déjà pas mal, mais j’ai d’autres raisons.

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Je te les livre en vrac (jeu de mot sur deux de mes catégories d’articles, tu avais remarqué?).

  1. On ne me connaît pas et je voudrais bien que ça change. Il paraît qu’un blogue, ça aide. Les hot font ça, alors moi aussi.
  2. Tant qu’à écrire, autant y aller à fond. (Et pour ne pas perdre la main entre deux romans…)
  3. Si En Verve avec Vic Verdier permet à un seul lecteur de passer un bon moment en compagnie de mon histoire, j’ai déjà gagné.
  4. Un blogue permet de recevoir des commentaires et j’espère bien utiliser les vôtres à bon escient.
  5. Un blogue permet de poser des questions à ceux qui ont lu mes textes et d’ouvrir un dialogue pour nourrir le processus d’écriture.
  6. Je suis assez naïf pour penser que ça puisse marcher. (Mais je suis puceau en matière d’écriture web, alors, je pourrais me planter. Pas grave: « le web, c’est comme ça », qu’on m’a dit.)
  7. Si je pense à d’autres raisons, je vais les ajouter. (N’hésite pas à m’en fournir… on fera un top 10 plus tard.)

VV