Avril 2016

Tout frais sorti de ma caboche…
Avril 2017

Il lui a fallu un an, mais il t’attend en librairie.
Avril 2016

Tout frais sorti de ma caboche…
Avril 2017

Il lui a fallu un an, mais il t’attend en librairie.
Vic est vraiment fier.
Avec Joey Cornu, il va publier un suspense comme il s’en trouve peu sur les tablettes des libraires.
Juste te dire qu’Émeutes, c’est un peu du Tarantino, le bâtard de « Pulp Fiction » et de « Hateful 8 » pendant une finale de la Coupe Stanley…
Juste te dire aussi qu’il est parti chez l’imprimeur le 28 février 2017.
Première sortie publique lors du Salon du livre de Trois-Rivières, puis chez ton libraire préféré.
VV
L’été réchauffe mon moteur de romancier. C’est officiel… bien installé dans ma cour, à profiter du temps doux, je suis à fonds dans l’écriture de la suite de Cochons rôtis.
Le deuxième opus s’intitule Faces de boeufs, jusqu’à preuve du contraire. Je pense que ça va décoiffer.
Vic est devenu sergent-détective, et ses enquêtes ne sont pas tout à fait aussi « hot » que prévu. Il se spécialise en recel d’oeuvres d’art… Bof. Après ce qu’il a vécu dans l’affaire du Méchoui de Montréal, tout lui paraît de moindre importance. Vic est en couple avec Barbie, ils voudraient se faire un petit. Ça ne fonctionne pas. Sa soeur, elle, est enceinte – merde. Sa mère trompe peut-être son père; et quoi encore? On pose des caméras 360 degrés sur des groupes tests de policiers, alors que les bévues semblent se multiplier. Pourquoi Big Polansky risque-t-il sa pension en tabassant un prévenu? Quelqu’un d’autre a des problèmes avec tout ça? Vic peut-il simplement faire son travail au lieu de se mêler de ce qui ne le regarde pas vraiment? (Tu penses ça, toi?)
J’organise tout ça en quelque chose de cohérent et je t’en reparle.
Salut.
VV

Gravure d’une émeute à Montréal en 1853
Tiens, pour te mettre dans l’ambiance de mon nouveau livre…
Extrait de Psychologie des foules de Gustave Le Bon, publié en 1895
« Quels que soient les sentiments, bons ou mauvais, manifestés par une foule, ils présentent ce double caractère d’être très simples et très exagérés. Sur ce point, comme sur tant d’autres, l’individu en foule se rapproche des êtres primitifs. […] La simplicité et l’exagération des sentiments des foules font que ces dernières ne connaissent ni le doute ni l’incertitude. Elles vont tout de suite aux extrêmes. […] Un commencement d’antipathie ou de désapprobation, qui, chez l’individu isolé, ne s’accentuerait pas, devient aussitôt haine féroce chez l’individu en foule. »
C’est un peu dans ce cauchemar que je t’entraîne.
Salut,
VV
Je suis présentement en train de faire tout mon possible pour te proposer un nouveau roman d’ici pas long. Jusqu’à présent, la chose s’intitule Émeutes. Si j’avais à la qualifier, je dirais que c’est un « crime novel » en chassé-croisé. Il y a un peu de Quentin Tarantino dans ma proposition, un peu de Die Hard aussi, et une once de Vantage Point. WTF, dis-tu? Ben oui, pourquoi pas? Ça me ressemble. Dans le fond, c’est un thriller. Ouin, un thriller avec une sauce piquante.
Je t’offre d’abord un résumé maison:
On est le 9 juin, il est 19 h 04 et il fait très chaud à Montréal. Les Canadiens affrontent les Flames dans le 7e match de la Coupe Stanley. Vic se rend à la finale avec sa fille, sur les tout derniers dollars qu’il lui reste. Il veut en profiter pleinement, mais c’est plus facile à dire qu’à faire: il faudrait d’abord qu’il cesse de penser au suicide qu’il s’est planifié pour le lever du soleil… (Et on sait maintenant que les choses ont tendance à se complexifier dans les romans de Vic Verdier.)
Devant le Centre Bell se prépare une émeute monstrueuse. Mais d’autres émeutes font aussi rage à l’intérieur des gens qui se trouvent sur les lieux. Et celles-là sont peut-être les pires.
Autour de Vic, on assiste à un chassé-croisé violent et brutal entre une policière qui vit tant bien que mal avec les séquelles d’une agression sexuelle, un gardien de but numéro 2 qui ne sera jamais numéro 1, un conseiller politique qui espère garder son job, un groupe de petits truands qui viennent de réaliser le plus gros deal de leur jeune carrière et un chauffeur de taxi qui a un compte à régler avec le gouvernement.
Ensuite, voici, en primeur, l’ouverture du roman:
Vic Verdier tient la menotte de sa fille dans sa main gauche et consulte l’heure sur son téléphone de sa main droite. Il est 19 h 04. Dans 56 minutes, les partisans des Canadiens et des Flames vont se lever pour l’hymne national, juste avant la première mise au jeu de la finale de la Coupe Stanley au Centre Bell. Dans 4 h 21 minutes – au plus tard –, son ex-femme va reprendre la petite pour la semaine.
Dans 10 h 03 minutes, Vic va envoyer un courriel à son frère :
« Sim, je me suis pendu à la grosse branche de l’érable à deux troncs, devant le lac. J’avais envie de voir le soleil une dernière fois. Pourrais-tu venir chercher mon corps avant que le voisin me trouve ? C’est pas ta faute, c’est pas la faute de personne. C’est juste moi. Tu me connais. Tu sais que je ne serai jamais capable d’imaginer la pitié, ou pire, le dégoût, sur le visage de Laurie-Anne quand elle va me regarder après tout ça. Pas maintenant, mais plus tard, quand elle sera assez grande pour comprendre. Je ne peux pas être un looser aux yeux de ma fille. Je m’excuse de te demander ce service-là, mais je te fais confiance. Je t’aime, Sim, prends soin de toi. On va se revoir, c’est sûr – s’il y a quelque chose après. »
Laurie-Anne tire sur la main de son père.
– Est-ce que je vais pouvoir manger du poffcogne ?
– Pop corn, ma grande, pop corn. Oui, on va en acheter. Ils en vendent partout à l’intérieur.
– C’est pas trop cher ?
Les derniers mois ont été difficiles. La petite a compris que la vie n’est pas gratuite.
– Ce soir, Laurie-Anne, tout est permis. C’est notre soirée folle !
Laurie-Anne vient d’avoir sept ans, mais elle a de la difficulté à prononcer certains mots. Contrairement à son ex, Vic ne s’en fait pas. Elle a tout le temps de corriger ces petits défauts de langage. Ce soir, il va l’écouter parler, rire, crier. Il veut graver son image dans son esprit. Si jamais il y a une vie après la mort, ce serait bien que j’emporte un peu d’elle avec moi. »
***
T’embarques?
Ciao,
VV
Voici un extrait d’une critique qui m’avait échappée. Les cochons continuent de plaire.
« Un bon polar québécois avec une finale en deux temps. Les personnages sont attachants et l’histoire se déroule rondement, sans longueur. On reconnait des endroits de la ville de Montréal et des enjeux actuels de notre société.
L’auteur connait bien son sujet […]. L’histoire nous tient en haleine et on en vient à se méfier de tous les personnages. »
C’est d’Alternative Rock Press, sous la plume de d’Annick Larivière.
Eh! Ben quoi? Ça se poursuit. Et pour le mieux.
On cite:
« L’auteur, qui a remporté récemment le prix Jacques-Brossard de la science-fiction pour L’empire Bleu Sang, nous prouve ici qu’il sait également manier de main de maître le roman policier. Un premier polar qui valse entre réalisme, humour et intelligence et « qui se dévore comme du pulled pork ». »
Cette fois, c’est le numéro de juin-juillet-août 2015 de la Revue Les Libraires qui recommande Cochons rôtis. Nous sommes dans la catégorie « Les choix de la rédaction » côté polars.
Je souligne que je suis en compagnie d’Isabel Allende. C’est pas rien.
VV