Vic a lu pour toi: Le syndrome de la vis de Marie-Renée Lavoie

Jolie couverture.

Jolie couverture.

Je l’ai rencontrée, Marie-Renée, on s’est serré la main et tout. Vic et Marie-Renée se partagent les services d’une même maison d’édition, ça crée des liens littéraires, ce qui fait que je me permets le prénom. Parfois, on s’épistole des messages par courriel. C’est pour que tu saches d’où j’arrive, lecteur honnête. Je vais quand même parler de son roman. Pourquoi? Parce qu’il mérite d’être lu.

Je ne parle pas des livres que je n’ai pas aimé. Pas le temps. Cette fois, j’ai eu du plaisir, donc, je partage, comme sur Facebook. Je t’invite à faire de même.

Je ne te raconte pas. Presque rien. Seulement que Josée Gingras n’arrive pas à dormir. Une « vis » lui tourne dans le cerveau tout le temps. Parfois, elle divague, elle saute des plombs (virtuels ou réels), elle dialogue avec un mort, elle observe ses voisins, elle visite son frère, elle se demande, surtout, ce qui cloche avec elle. Et de ce smorgasbord apparent,  Marie-Renée a tiré un roman. Une histoire qu’elle nous raconte pour vrai, une courte période pendant laquelle Josée Gingras détruit un cellulaire impertinent, perd son auto, redécouvre son petit monde… jusqu’à ce qu’elle devienne le vecteur de Rashi. Je sais, ça a l’air complètement hirsute, son affaire, et pourtant, pas du tout.

Au lieu de critiquer, je te donne quatre de mes raisons pour apprécier Le syndrome de la vis. Lire la suite

Test Beta

Les lecteurs dans leur environnement naturel

Les lecteurs dans leur environnement naturel

Et c’est fait. Le manuscrit existe. Il faut maintenant le soumettre à l’épreuve des lecteurs.

Pourquoi donc?

Par exemple, dans un billet antérieur, j’ai écrit: « J’aime les narrations au JE. Tout L’appartement du clown est monté sur la dualité entre le JE de Vic Verdier (celui de l’auteur et du personnage) et le TU du lecteur. (…) Bien sûr, j’ai lu des quantités épeurantes de livres écrits à la troisième personne. Il y a des chefs-d’œuvres comme ça. (…) J’aime ça aussi, mais pas quand j’écris moi-même. » Ce n’est plus vrai.

Tout L’imprimeur doit mourir est à la troisième personne. Et je ne sais même pas si ça fonctionne. Je ne sais pas non plus si les différentes parties de l’oeuvre se tiennent, se répondent. Je ne sais pas non plus si mes raccourcis sont trop courts où si, au contraire, je m’étends en longueur.

Il faut des lecteurs généreux, capables de me parler dans le casque. Je m’inspire du monde des Techno de l’Info – où tant de pros du test se font les dents. WIKI dit:

Beta testing

Beta testing comes after alpha testing and can be considered a form of external user acceptance testing. Versions of the software, known as beta versions, are released to a limited audience outside of the programming team.

Je fais exactement ça, juste maintenant. Et j’ai hâte de savoir ce qu’ils en pensent, t’as pas idée. Maudit que je suis chanceux d’avoir du monde comme ça autour de moi.

Bon, je te laisse, je m’en vais leur improviser un quatrième de couverture, question de gérer leurs attentes. Pis je vais m’acheter un casque, au cas.

VV

L’imprimeur doit mourir

Image

Mise sous presse!

Imagine la saynète: tu te retrouves dans un jeu questionnaire, disons en 2020, et Charles Lafortune te pose une question difficile, celle qui va soit tout te faire perdre l’argent accumulé, soit te faire gagner un million de dollars!

Tu te vois bien là? Tu sens le stress?

Charles dit: « Quand exactement l’auteur à succès Vic Verdier a-t-il terminé le premier jet de son célèbre ouvrage L’imprimeur doit mourir? »

Tu te tortilles, tu as peur de te tromper, mais soudainement tu te souviens de ce blog, de cet article. Et tu réponds.

« Vic Verdier a achevé la première version de L’imprimeur doit mourir le mardi 26 mars 2013 à 15h35. »

(De mon côté, j’entre officiellement en réécriture à partir d’aujourd’hui. On va faire circuler ça, améliorer le roman, l’améliorer encore, le laisser tomber, le resserrer un peu, et le soumettre à mon éditeur préféré…)

VV

Heureux d’un printemps

ImageBon. Tu pensais que j’avais arrêté d’écrire, hein? Tu me connais encore bien mal – c’est peut-être parce que je me découvre moi aussi. Mais trève de considérations psychologico-philosophes, j’ai envie de te faire une mise à jour exhaustive de mes derniers mois.

PREMIÈREMENT, j’écris aujourd’hui sur un Mac. J’aime, comme dirait Facebook.

DEUXIÈMEMENT, mon projet steampunk destiné à un public averti a eu la bonne idée de rebondir récemment. Je suis donc encore en lice quelque part pour que ce livre en devienne un vrai.

TROISIÈMEMENT, le roman historique à saveur d’aventure (tu aimes la photo en vignette?) est prrrrrresque terminé. Dans le genre que l’action a été mise en mots une première fois et qu’il me reste le pseudo roman-feuilleton que j’ai décidé d’ajouter entre les chapitres à finaliser. Je suis sur les derniers miles. Et c’est plutôt bon:

  • Roman écrit à la troisième personne (différent);
  • Roman d’aventure qui, je crois, tient son lecteur en haleine;
  • Beau feeling d’être dans la Vieille Capitale, juste avant les années folles;
  • Impression que l’époque de la Première Guerre Mondiale pourrait devenir en vogue avec la célébration du centenaire;
  • Nouveau titre de travail: L’imprimeur doit mourir.

Je me suis surpris à plus d’une fois durant l’écriture. Ça doit être bon signe.

QUATRIÈMEMENT, je suis en train de préparer un nouveau projet et j’ai décidé de solliciter le Conseil des arts du Canada pour un petit coup de pouce. Cette fois, on s’en va dans le ici et maintenant, avec un roman sur l’échec possible de la famille, sur les dérives de la société de consommation, sur l’impossible et inévitable quête du bonheur. On appelle ça Un monde merveilleux jusqu’à nouvelle idée. (Oui, ça va se passer à Disney World… crois-le ou non.)

Bon, ben, ça me chauffe la couenne, là. C’est l’heure du souper, presque. Je te reviens sous peu.

Si t’as des questions, tu m’écris. Sans farce. Vas-y.

VV

Vic a lu pour toi: Freedom, de J. Franzen

ImageUn gros roman… ouaip, pas mal gros.

On a beaucoup parlé de ce titre, alors, je me suis dit: pourquoi pas? Et je me suis lancé là-dedans. J’en ressors impressionné, bien que pas vraiment sous le charme. Je crois que tu peux lire, tout de même, lecteur omnivore. Parce que Freedom se lit. (De toute façon, je ne parle pas des livres que je n’ai pas aimés, tu le sais bien.)

Alors, pourquoi lirais-tu? Eh bien, je crois que c’est question d’admirer le contrôle de J. Franzen. Virtuosité. Sa capacité à ficeler une brique qui semble se diriger en tous sens, puis qui se regroupe dans un joli paquet jusqu’à ce que tu y voies clair. Jusqu’à ce que ses personnages, plutôt complexes et évolutifs, se révèlent à toi dans leur lumière. Et leur ombre, puisque l’une va nécessairement main dans la main avec l’autre.

C’est pourquoi j’ai dit que j’avais été impressionné. Je ne suis pas encore de ces auteurs capables de présenter une narration variée, touffue, pour tourner autour de personnages en mouvement comme autant de caméras, autant de points de vue. Mais j’y travaille. (D’ici-là, je vais me ranger du côté des admirateurs.)

Je ne te raconte pas cette saga familiale. Ça ne te guiderait pas. Inutile. Par contre, je peux t’assurer que Franzen nous entraîne au coeur de cette Amérique, qui chevauche les 20e et 21e siècles, avec ses contradictions enrageantes et ses aspirations puériles, avec sa résilience et sa capacité à rêver de mieux, aussi.

Salut,

VV

Montréal sous la neige… (Le Moderne Cabaret, pages 46 et 47)

 Salut, lecteur allumé. Tu as survécu à la fin du monde, tu as survécu à ta parenté de Noël, tu as survécu à un retour au travail? Tu mérites un cadeau pour te lancer à corps perdu dans l’abîme de 2013. Un cadeau.

Comme la Belle Province a reçu une cargaison magistrale de neige durant le temps des fêtes et qu’aujourd’hui, la Ville de Montréal annonce justement que l’opération ramassage est « complétée », je te propose un extrait de circonstance.

Le 14 janvier 2005, Vic traverse l’île enneigée du Nord vers le Sud. Descriptions croustillantes et discussion avec Papi Verdier.

Je t’ai mis ça à l’ancienne, comme photocopié en douce.

Ciao et bonne année,

VV

Montrealsoulaneige_MCp46 Montrealsoulaneige_MCp47

Numérik Cabaret

Numerik Cabaret

Numerik Cabaret

Hey, ami lecteur! Oui, oui, toi! Celui avec le iPad sous le bras, oui. Approche… un peu plus près… c’est ça.

Savais-tu que tu pouvais te procurer Le Moderne Cabaret en format numérique?

Tu es branché, tu as du style; imagine l’effet que ça fera de sortir ton iPhone-look-alike de ta poche et de tourner délicatement les pages de ce roman avec le bout de ton pouce. J’en frissonne pour toi.

Tu peux t’offrir ce cadeau sans gêne. D’ailleurs, c’est un roman d’hiver… on sera dans le ton d’ici peu, autant en profiter.

Ciao.

VV