Test Beta

Les lecteurs dans leur environnement naturel

Les lecteurs dans leur environnement naturel

Et c’est fait. Le manuscrit existe. Il faut maintenant le soumettre à l’épreuve des lecteurs.

Pourquoi donc?

Par exemple, dans un billet antérieur, j’ai écrit: « J’aime les narrations au JE. Tout L’appartement du clown est monté sur la dualité entre le JE de Vic Verdier (celui de l’auteur et du personnage) et le TU du lecteur. (…) Bien sûr, j’ai lu des quantités épeurantes de livres écrits à la troisième personne. Il y a des chefs-d’œuvres comme ça. (…) J’aime ça aussi, mais pas quand j’écris moi-même. » Ce n’est plus vrai.

Tout L’imprimeur doit mourir est à la troisième personne. Et je ne sais même pas si ça fonctionne. Je ne sais pas non plus si les différentes parties de l’oeuvre se tiennent, se répondent. Je ne sais pas non plus si mes raccourcis sont trop courts où si, au contraire, je m’étends en longueur.

Il faut des lecteurs généreux, capables de me parler dans le casque. Je m’inspire du monde des Techno de l’Info – où tant de pros du test se font les dents. WIKI dit:

Beta testing

Beta testing comes after alpha testing and can be considered a form of external user acceptance testing. Versions of the software, known as beta versions, are released to a limited audience outside of the programming team.

Je fais exactement ça, juste maintenant. Et j’ai hâte de savoir ce qu’ils en pensent, t’as pas idée. Maudit que je suis chanceux d’avoir du monde comme ça autour de moi.

Bon, je te laisse, je m’en vais leur improviser un quatrième de couverture, question de gérer leurs attentes. Pis je vais m’acheter un casque, au cas.

VV

L’imprimeur doit mourir

Image

Mise sous presse!

Imagine la saynète: tu te retrouves dans un jeu questionnaire, disons en 2020, et Charles Lafortune te pose une question difficile, celle qui va soit tout te faire perdre l’argent accumulé, soit te faire gagner un million de dollars!

Tu te vois bien là? Tu sens le stress?

Charles dit: « Quand exactement l’auteur à succès Vic Verdier a-t-il terminé le premier jet de son célèbre ouvrage L’imprimeur doit mourir? »

Tu te tortilles, tu as peur de te tromper, mais soudainement tu te souviens de ce blog, de cet article. Et tu réponds.

« Vic Verdier a achevé la première version de L’imprimeur doit mourir le mardi 26 mars 2013 à 15h35. »

(De mon côté, j’entre officiellement en réécriture à partir d’aujourd’hui. On va faire circuler ça, améliorer le roman, l’améliorer encore, le laisser tomber, le resserrer un peu, et le soumettre à mon éditeur préféré…)

VV

Montréal sous la neige… (Le Moderne Cabaret, pages 46 et 47)

 Salut, lecteur allumé. Tu as survécu à la fin du monde, tu as survécu à ta parenté de Noël, tu as survécu à un retour au travail? Tu mérites un cadeau pour te lancer à corps perdu dans l’abîme de 2013. Un cadeau.

Comme la Belle Province a reçu une cargaison magistrale de neige durant le temps des fêtes et qu’aujourd’hui, la Ville de Montréal annonce justement que l’opération ramassage est « complétée », je te propose un extrait de circonstance.

Le 14 janvier 2005, Vic traverse l’île enneigée du Nord vers le Sud. Descriptions croustillantes et discussion avec Papi Verdier.

Je t’ai mis ça à l’ancienne, comme photocopié en douce.

Ciao et bonne année,

VV

Montrealsoulaneige_MCp46 Montrealsoulaneige_MCp47

Numérik Cabaret

Numerik Cabaret

Numerik Cabaret

Hey, ami lecteur! Oui, oui, toi! Celui avec le iPad sous le bras, oui. Approche… un peu plus près… c’est ça.

Savais-tu que tu pouvais te procurer Le Moderne Cabaret en format numérique?

Tu es branché, tu as du style; imagine l’effet que ça fera de sortir ton iPhone-look-alike de ta poche et de tourner délicatement les pages de ce roman avec le bout de ton pouce. J’en frissonne pour toi.

Tu peux t’offrir ce cadeau sans gêne. D’ailleurs, c’est un roman d’hiver… on sera dans le ton d’ici peu, autant en profiter.

Ciao.

VV

Le Moderne Cabaret: la bande annonce en rappel

Les quatre personnages pour la finale. Avec les réalisateurs (Patricia Beaulieu et Pascal L’heureux)

J’ai tout à coup le goût de republier le lien vers l’excellente bande annonce que Patricia Beaulieu et Pascal L’heureux ont produit pour Le Moderne Cabaret.

J’aime beaucoup la facture et le ton. Parce que, lecteur perspicace, tu devines bien que de tourner une bande annonce de roman qui soit intéressante sans tomber dans le cinématographique… pas simple.

(Appuie sur pause a 2:43 pour admirer l’éventail de talent…)

On se revoit au Salon du Livre de Montréal dans quelques semaines.

Salut, là.

VV

Histoire d’horreur

Une surprise pour le Vic. Et pour toi aussi, j’imagine.

Je viens tout juste de me permettre un interlude très intéressant dans le monde de l’horreur sanguignolante. Ouaip. Après le steampunk de Grand Mal (toujours en quête d’un éditeur), Vic vient d’écrire une macabre variation sur le thème du camping d’horreur. Tu sais bien: des jeunes, du sexe, un feu de camp, une légende à glacer le sang, un tueur… deux tueurs? Je commence mon incursion en terrain connu. Pourquoi pas. J’étais en train de me romancer le Québec de 1919, lorsque j’ai eu envie d’une pause.

Mon « incartade » m’a beaucoup amusé. Si tu me lis cette affaire-là un jour, tu me trouveras peut-être un peu bizarre de dire que je me suis amusé à écrire quelque chose comme ça. J’en conviendrai alors avec toi volontier.  Le résultat est un micro-roman, une novella, une longue nouvelle (10 100 mots, en tous cas) que je destine à une maison d’édition en particulier. Pourquoi celle-là? Parce que ce sont justement ses critères de soumission de manuscrits et ses appels d’offre sur Facedebouc qui m’ont donné le goût de jouer à Romero sur papier. (Ouais, Romero. Je ne vais tout de même pas me comparer à Stephen King. Ce serait prétentieux. Pour l’instant.)

Je te donne le début du texte en avant-première, tiens:

On se lasse plutôt vite de torturer des animaux. C’est vrai. Moi, à quatorze ans, j’étais déjà rendu ailleurs. Les insectes sont des proies faciles et personne ne te juge parce que tu as écrasé une fourmi. Tout petit, on te remercie de débarrasser la maison des indésirables. « Sept araignées en une seule journée? Bravo Michaël. » (Avec le temps, ils diront : « Il est pas un peu bizarre, ton garçon? C’est quoi son affaire d’arracher les ailes des mouches? » Mais pas au début. Au début, tout va bien pour tout le monde.)

Alors les gens comme moi commencent avec des insectes. Sous la chaussure. Entre les doigts. Ça craque. Ça se distend sous la pression. Et survient le premier frisson. Qui disparaît trop vite. Une grosse blatte entre le pouce et l’index, le jus qui coule, mais la sensation attendue ne se produit pas. Mon Dieu que j’ai cherché comment retrouver le plaisir d’écraser de petit êtres vivants. Jusqu’au déclic.

Jusqu’à nouvel ordre, ce projet s’appelle Lac au Sable. (Juste parce qu’il y en a tellement qui portent ce nom-là au Québec. Et que l’horreur se nourrit d’abord du banal, pas de l’extraordinaire.)

Je te livre mes impression sur cet exercice de genre… Lire la suite

Un grand coup: La Presse offre *** au Moderne Cabaret

Je fais ça vite vite, parce que j’ai hâte de te partager la nouvelle. Marie-Claude Girard, de La Presse, a apprécié la plume de ton Vic préféré. Trois étoiles pour Le Moderne Cabaret. Elle lance quelques fleurs comme:

« L’univers de Vic et de sa bande pourrait être celui d’un roman noir à la San Antonio, façon jeune Montréalais des années 2010: langage populaire inventif, références musicales, alcool qui coule à flots. On aime ou pas.

Dans notre cas, c’est avec plaisir qu’on a retrouvé ce «monde de gars» si particulier. »

Pas mal… comme un cadeau pour l’été. Bon, tu bois un coup avec moi?

Lire la critique!

VV