Première épreuve de L’adc!

Ka-pow! Boum! Slam! Bing! Je viens de recevoir un courriel de mon éditeur qui m’informe que L’appartement du clown, monté et revisé, n’attend plus que moi… Il existe donc présentement une pile de papier qui ressemble à un vrai livre et sur laquelle il y a écrit:

Vic Verdier

L’APPARTEMENT DU CLOWN

Je devrais y trouver toutes sortes de symboles de correction avec des code secrets que se partagent les professionnels de l’édition. J’en suis tout chose.

J’aurai donc la période des Fêtes pour relire ce paquet cadeau. Je te garantis, ami lecteur, que mon travail aura été complété pour le 4 janvier, date où les bureaux de XYZ seront de nouveau ouverts. Il ne sera pas dit que Vic lambine!

Anecdote cocasse: l’an passé à pareille date, je révisais mon manuscrit pour qu’il soit achevé avant la fin 2008 – je m’étais donné jusqu’au 31 décembre. Il semble bien que mon temps des Fêtes aura des allures de déjà-vu… Tant mieux!

VV

Le 9/11 dans L’appartement du clown

T'en rappelles-tu?

Moi, le 9/11 m’a pas mal fait réfléchir. Après les événements, je me suis rapidement dit que quelqu’un qui raconterait ma vie me définirait probablement comme un gars qui a subi les grands mouvements qui ont suivi les attentats. Je fais partie de ce Nouvel Ordre Mondial. Je n’y peux rien, c’est un état de fait.

J’ai quand même hésité avant de choisir de situer mon histoire à ce moment de l’Histoire. (Ouais, l’actionde L’appartement du clown commence vraiment la veille du 11 septembre 2001.) J’étais tenté, mais aussi un peu craintif que ça fasse « réchauffé ». Puis, je me suis dit : « Vic, si ça fonctionne dans ton histoire à toi, cawli– toi donc du H majuscule. » Et je pense que ça fonctionne pour L’adc. Le 9/11 sert d’impulsion, mais on n’y revient pas souvent; je m’intéresse aux échos dans la vie des personnages et non à la réalité historique.

En plus, j’aime bien les ouvrages qui me plongent à un moment précis de ma vie. Récemment, j’ai vu 1981 de Ricardo Trogi et je me suis senti redevenir ti-gars. Je voulais que L’adc soit comme ça : fixé dans le temps. Et que ça compte.

Quand même, lorsque j’ai parlé du roman avec une éditrice qui me refusait la publication chez elle, la question du 9/11 a été soulevée. Tu vois, le premier volume de sa collection utilisait les attentats comme trame de fond. Mon thème en devenait répétitif, de son point de vue. Je l’ai bien compris et j’ai continué à chercher preneur. Je tiens au événements de l’Histoire dans la mienne, la petite. J’y crois.

PS : Un gros gros merci à cette éditrice quand même. J’espère qu’elle se reconnaîtra. Contrairement à la plupart, elle a pris le temps de m’appeler, de me parler de son appréciation de mon roman et de partager son expérience d’insider du milieu de l’édition. Ses conseils ont d’ailleurs influencé la mouture finale. Merci.

VV

Vic a lu pour toi – The Hot Kid

AVERTISSEMENT : Je suis pas mal capable de lire n’importe quoi. Toute littérature, si consommée au bon moment, est susceptible de satisfaire mon besoin d’imaginaire. Je passe d’Umberto Eco à un volume de la série Star Wars (littérature industrielle, que j’appelle ça) sans sourciller.

***

Les auteurs lisent. Moi, en tout cas, je lis. Quand j’arrive à la fin d’un bouquin et que je n’ai rien en attente dans ma bibliothèque, je panique. Il me semble que lire donne de l’épaisseur à la vie. J’ai des pushers de livres, dont ma mère, vers qui je me tourne pour trouver de la nourriture en papier. C’est d’ailleurs parce que j’aime lire que j’ai voulu donner à lire aux autres : si tout fonctionnait comme ça, les gourmands nourriraient la planète.

Aujourd’hui, je parle de… The Hot Kid par Elmore Leonard. Je l’ai lu en anglais pour en savourer la langue. Il s’en était vanté lui-même – je t’explique.

Très instructif, je te jure.

J’ai découvert Elmore Leonard par hasard. Des collègues au bureau avaient un petit livre de lui intitulé Mes dix règles d’écriture. Ça se lit en 20 minutes et c’est très juste. Je me suis demandé comment un auteur américain que je ne connais ni des lèvres ni des dents pouvait se vanter de savoir écrire et avoir largement raison en plus. (Vic se prend quand même pour un connaisseur…)

Elmore Leonard est tout simplement une pointure de premier ordre que mon radar avait bliiipé. Monsieur Leonard a commencé à écrire dans les années 50! Des histoires de cowboys d’abord, puis des polars à saveur historique. Il en a des dizaines. Plusieurs ont aussi été transposés au cinoche (genre Get Shorty). Avec The Hot Kid, il nous plonge dans les années 20 et 30, dans l’Amérique du pétrole, de la prohibition, des voleurs de banques, des marshals à feutres, dont son héros Carlos Webster, et de Kansas City la dépravée. Très très très beau contexte pour un roman d’action.

Ce qui retient mon attention est la règle numéro-je-ne-sai-plus de Leonard qui dit, je paraphrase : « Si ça a l’air écrit, je réécris. » Avec The Hot Kid, j’ai compris le principe du bon vieux Elmore – il est né en 1925, quand même. Du dialogue, du dialogue, du dialogue, une langue tronquée, amalgamée, parlée, des descriptions sommaires de haute précision, mais sans détail. Il faut comprendre ce que les personnages pensent (sont) à partir de ce qu’ils disent (ou ne disent pas). C’est excellent. À haute voix, c’est encore meilleur.

Comme je suis moi-même auteur, (Martin Matte, sors de ce corps!) je me suis demandé quelle influence Leonard aura sur moi. Je ne dis pas ça au conditionnel; tout ce que je lis influence ce que j’écris. Il est clair que je ne pourrais pas écrire « à la Elmore Leonard ». Par choix… et parce que je crois qu’il faut beaucoup de métier pour devenir un véritable dialoguiste. Par contre, Leonard nous rappelle à tous à quel point il est beau de voir une histoire à travers des échanges entre personnages. Il se passe du discours intérieur et je ne suis pas sûr qu’on y perde au change.

J’éprouve pour Elmore le plus grand des respects. De lui, j’ai aussi lu Road Dogs, et j’en lirai d’autres.

VV

Ze man en question

L’appartement du clown : le plan

Tant qu’à y être, pourquoi ne pas te fournir un plan des appartements eux-mêmes ? J’ai toujours aimé les livres avec des cartes, des plans, des dessins – genre, Le Seigneur des Anneaux. Mon roman n’en a pas, alors je compense dans mon blog. Voilà, c’est dit.

On parle ici du 5159-A et du 5159-B.

Tu peux encore une fois constater que je suis un multi-instrumentiste du crayon : mon tracé sûr montre un talent indéniable pour les arts en général, non ?

VV

Avec ça, tu vas comprendre, c'est sûr.

Vic sabre…

Bulles, bulles, bulles!

…le champagne!

Cette fois, je t’emmène dans mon tiroir de la mémoire. Ma douce maman, si attentionnée, m’a offert une superbe bouteille millésimée de Veuve-Cliquot 2002 pour me dire à quel point elle était fière de son écrivain de fils. C’était en septembre.

On avait pris des photos. J’avais oublié. Je les ai retrouvées hier et je te les offre pour que tu puisses partager ma joie.

Que tu es gentil.

VV

Mon contrat d'édition (l'enveloppe est derrière).

 
J'ouvre la bouteille (avec un autre cadeau de ma mère...)

J'ouvre! (Avec un autre cadeau de ma mère...)

Photos d’auteur ratées

Note importante: les photos sont ratées, pas l’auteur… (J’espère.)

Comme ma photographe est plutôt willing, j’arrive à la convaincre d’essayer des choses « concept ». Par exemple, je pensais que ce serait super, puisque j’ai choisi d’endosser un pseudonyme, de faire une photo de reflet. Genre : Vic est un reflet de moi-même, on va photographier la réflexion de mon visage, ça va être vraiment bon. « Non, pas très, non », qu’elle m’a dit. J’ai insisté. Elle l’a fait. C’était poche.

Les photos que voici ont toutes une histoire comme ça.

VV

Une photo de reflet, ok?

Prends-moi de nuit avec des effets weird, ok?

Je me mets un nez de clown, ok? C'est concept...

Dans l'escalier, comme Louis-François Marcotte...

La verrue extravagante de l’avenue Casgrain

Quand j’ai pensé l’édifice qui abrite les lieux principaux de mon roman, je l’ai voulu qui détonnerait dans l’architecture traditionnelle du Plateau/Mile-End. L’autre jour, j’ai décidé d’en dessiner la façade. Je manque de pratique, mais je pense que ça donne quand même une idée de ce que j’avais en tête.

VV

L'édifice de l'avenue Casgrain