Trouver le fil… et le garder

Thésée avait un fil, lui aussi

Je l’avoue, j’y suis allé à l’instinct. Ne sachant pas trop comment on fait pour gérer les différentes sous-histoires qui composaient mon roman, je me suis d’abord lancé à l’aveuglette. Question de partir la machine. Je savais (à force de penser à ça dans mon auto) que j’aurais trois parties, trois trames majeures liées à trois personnages importants, trois rencontres de femmes, trois partys… Ce serait un roman par trois.

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Écrire une histoire ou développer des idées ?

Entre les deux mon cœur balance.

Sans farce, un roman, où ça commence? Avec une bonne péripétie qui mène à une autre? Avec l’envie de faire comprendre quelque chose; une idée par exemple?

Foi de Vic, je n’en sais rien. J’ai l’impression que les deux procédés sont aussi valables l’un que l’autre. J’en conclus que ça doit dépendre des doigts sur le clavier…

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Vic a lu pour toi – L’esprit de bottine

J’ai continué à lire pour toi. Après mon initiation à Paul Auster (pas sûr, finalement), la série Millénium (que je n’avais pas lue, ben non…) et un San Antonio pour la forme, je me suis permis une incursion dans L’esprit de bottine, de François Avard.

Pourquoi? Parce que je voulais de la saveur made in Kwebec. J’avais un goût de poutine littéraire. Je dis ça sans arrière-pensée, j’aime la poutine, même en roman.

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Un mot sur le Dolcetto d’Asti 1999

Le Dolcetto d’Asti est un vin rouge italien de la région Piémont doté d’une appellation DOC depuis le 10 juin 1974. Seuls ont droit à la DOC les vins rouges récoltés à l’intérieur de l’aire de production définie par le décret. Les vignobles autorisés se situent en province d’Asti dans les communes Bubbio, Cassinasco, Castel Boglione, Castelletto Molina, Castel Rocchero, Cessole, Fontanile, Loazzolo, Maranzana, Mombaldone, Mombaruzzo, Monastero Bormida, Montabone, Olmo Gentile, Quaranti, Serole, Sessame, Vesime, Rocchetta Palafea, San Giorgio Scarampi, ainsi que les vignobles situés rive droite du Belbo dans les communes de Calamandrana, Nizza et Canelli.

En fait, on s’en fout. Complètement.

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Le processus d’édition de L’adc: Partie 3

Donc, WOW!

J’étais sorti du meeting pour tomber officiellement enceint d’un auteur par téléphone. (Voir fin de la partie 2) Beding! Bedang! Mon cœur battait dans mes oreilles. J’ai dit merci, j’ai dit oui… et j’ai réintégré mon meeting. Je ne me rappelle pas du tout du meeting. Pas du tout. Mes collègues n’ont rien remarqué, mais moi, j’avais déjà commencé à pousser pour accoucher de Vic.

Dans ma lettre, je disais que je cherchais un éditeur pour m’accompagner dans mon trip d’auteur. J’ai été servi. Moi qui pensais que je connaissais bien mon roman, je peux aujourd’hui te dire que je n’en savais finalement pas grand chose. J’ai lu, relu, re-relu, corrigé, ajusté, vérifié, lu encore. Surtout, j’ai répondu aux questions que j’avais évitées depuis le début.

Je t’explique.

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Un bout d’inspiration: le discours du 20 septembre 2001

Une inspiration pour d’autres aussi…

Avant de poursuivre ma série sur le processus d’édition, voici un bout d’inspiration – considère ça comme un cadeau de Noël en retard ou une étrenne du Jour de l’An en avance…

Au début du roman, on vit les attentats du 11 septembre 2001. J’ai donc pensé que mon bout d’inspiration serait de Georgy Bushy Sonny.

Le 20 septembre 2001, le président Bush s’adresse aux deux chambres réunies du congrès des États-Unis. On a abondamment parlé de ses paroles. On les a entendues en boucle sur les chaînes spécialisées du monde entier : « Either you are with us, or you are with the terrorists. » Moi, j’ai su à ce moment-là que nous étions dans l’après 11 septembre. J’ai eu peur, comme bien d’autres.

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Le processus d’édition de L’adc : Partie 1

Dès que j’ai commencé à distribuer des extraits de L’appartement du clown à des amis, je me suis rendu compte que j’aimais être lu. Je regarde le visage du lecteur, les yeux qui courent sur la page, les sourcils qui se froncent, la bouche qui s’anime parfois involontairement et ça me fait le plus grand bien. (Vic est un voyeur littéraire. D’ailleurs, si tu as envie de te filmer en lisant mon blog ou L’adc – quand il sera en librairie – fais-le et courielle-moi tout ça…)

Quand j’ai pris conscience que du vrai monde pouvait avoir envie de lire ce que je raconte, j’ai décidé d’y aller jusqu’au bout. Je me suis lancé jusqu’à avoir un MA-NUS-CRIT. Au complet. L’appartement du clown a germé quelque part en 2005, je l’ai écrit par scènes décousues, sans trop y croire, je pensais plus à un recueil de scénettes de la vie trépidante du Montréal hip, moche, rigolo

En 2006, je pense, j’ai même envoyé unescène  à un concours à Radio-Canada pour L’anthologie de récits québécois de Jean Barbe. Ça s’appelait « Con comme un chasseur ». Le texte avait été sélectionné pour publication, puis coupé en troisième mouture. (Pour me venger, j’ai coupé la scène du roman, moi aussi, nah!) Par contre, le simple fait d’avoir été considéré m’a donné le goût de plonger pour de vrai.

Aux vacances d’été 2008, je me suis donné un plan d’écriture crédible et j’ai écrit la fin de l’histoire. J’avais un début, des bribes de pas grand-chose et une finale. Il me restait à combler les trous. Je me suis donné jusqu’au 31 décembre – pour compléter le roman la même journée que l’action qu’on y trouve. (Je suis cave comme ça.) Et je l’ai fait.

Pendant l’automne 2008, j’ai ouvert le processus à pas mal de monde :

  • Maman, qui m’aime comme j’écris
  • Ma sœur ,qui commente comme Monet, en impressionniste
  • Ma blonde, qui lit peu, mais qui critique avec fougue
  • Cat, ma lectrice « madame-tout-le-monde » qui rend mes maladresses plus crédibles
  • Pat, dont le jugement est un rasoir qui porte à réflexion
  • Boris, l’homme à la culture excessive
  • Marc, qui s’emporte, révise et propose des avenues nouvelles
  • J’en passe et tellement que c’en est gênant

J’avais besoin de parler de ma patente. Ils ont écouté (lu). J’ai décidé que le jeu en valait la chandelle.

VV