Romans d’amour! (Ça tombe bien, non?)

Roman d'amour? OK

Pour ce 4oe article sur En Verve avec Vic Verdier, je me donne à Cupidon sur page blanche. On retrouve, sur Cyberpresse, un article compilant les plus beaux romans d’amoooour. C’est une sélection des lecteurs de ce journal, bien sûr. Je le cite ici, à tout hasard, en ce joli 14 février 2010.

Roulement de tambour:

> 15 mentions

Série Le chardon et le tartan, Diana Gabaldon

> 13 mentions

L’amour au temps du choléra, Gabriel Garcia Marquez

> 10 mentions

Orgueil et préjugés, Jane Austen

Ensemble c’est tout, Anna Gavalda

Lire la suite

Vic a lu pour toi – L’esprit de bottine

J’ai continué à lire pour toi. Après mon initiation à Paul Auster (pas sûr, finalement), la série Millénium (que je n’avais pas lue, ben non…) et un San Antonio pour la forme, je me suis permis une incursion dans L’esprit de bottine, de François Avard.

Pourquoi? Parce que je voulais de la saveur made in Kwebec. J’avais un goût de poutine littéraire. Je dis ça sans arrière-pensée, j’aime la poutine, même en roman.

Lire la suite

Vic a lu pour toi – The Hot Kid

AVERTISSEMENT : Je suis pas mal capable de lire n’importe quoi. Toute littérature, si consommée au bon moment, est susceptible de satisfaire mon besoin d’imaginaire. Je passe d’Umberto Eco à un volume de la série Star Wars (littérature industrielle, que j’appelle ça) sans sourciller.

***

Les auteurs lisent. Moi, en tout cas, je lis. Quand j’arrive à la fin d’un bouquin et que je n’ai rien en attente dans ma bibliothèque, je panique. Il me semble que lire donne de l’épaisseur à la vie. J’ai des pushers de livres, dont ma mère, vers qui je me tourne pour trouver de la nourriture en papier. C’est d’ailleurs parce que j’aime lire que j’ai voulu donner à lire aux autres : si tout fonctionnait comme ça, les gourmands nourriraient la planète.

Aujourd’hui, je parle de… The Hot Kid par Elmore Leonard. Je l’ai lu en anglais pour en savourer la langue. Il s’en était vanté lui-même – je t’explique.

Très instructif, je te jure.

J’ai découvert Elmore Leonard par hasard. Des collègues au bureau avaient un petit livre de lui intitulé Mes dix règles d’écriture. Ça se lit en 20 minutes et c’est très juste. Je me suis demandé comment un auteur américain que je ne connais ni des lèvres ni des dents pouvait se vanter de savoir écrire et avoir largement raison en plus. (Vic se prend quand même pour un connaisseur…)

Elmore Leonard est tout simplement une pointure de premier ordre que mon radar avait bliiipé. Monsieur Leonard a commencé à écrire dans les années 50! Des histoires de cowboys d’abord, puis des polars à saveur historique. Il en a des dizaines. Plusieurs ont aussi été transposés au cinoche (genre Get Shorty). Avec The Hot Kid, il nous plonge dans les années 20 et 30, dans l’Amérique du pétrole, de la prohibition, des voleurs de banques, des marshals à feutres, dont son héros Carlos Webster, et de Kansas City la dépravée. Très très très beau contexte pour un roman d’action.

Ce qui retient mon attention est la règle numéro-je-ne-sai-plus de Leonard qui dit, je paraphrase : « Si ça a l’air écrit, je réécris. » Avec The Hot Kid, j’ai compris le principe du bon vieux Elmore – il est né en 1925, quand même. Du dialogue, du dialogue, du dialogue, une langue tronquée, amalgamée, parlée, des descriptions sommaires de haute précision, mais sans détail. Il faut comprendre ce que les personnages pensent (sont) à partir de ce qu’ils disent (ou ne disent pas). C’est excellent. À haute voix, c’est encore meilleur.

Comme je suis moi-même auteur, (Martin Matte, sors de ce corps!) je me suis demandé quelle influence Leonard aura sur moi. Je ne dis pas ça au conditionnel; tout ce que je lis influence ce que j’écris. Il est clair que je ne pourrais pas écrire « à la Elmore Leonard ». Par choix… et parce que je crois qu’il faut beaucoup de métier pour devenir un véritable dialoguiste. Par contre, Leonard nous rappelle à tous à quel point il est beau de voir une histoire à travers des échanges entre personnages. Il se passe du discours intérieur et je ne suis pas sûr qu’on y perde au change.

J’éprouve pour Elmore le plus grand des respects. De lui, j’ai aussi lu Road Dogs, et j’en lirai d’autres.

VV

Ze man en question

Pourquoi donc?

Pourquoi donc ai-je décidé d’écrire un blogue? (Ben oui, hein? Pourquoi?) Ehhhh, pourquoi pas. Pour-kwa-pa. Ce n’est pas une question, mais une affirmation. Selon moi, c’est déjà pas mal, mais j’ai d’autres raisons.

**

Je te les livre en vrac (jeu de mot sur deux de mes catégories d’articles, tu avais remarqué?).

  1. On ne me connaît pas et je voudrais bien que ça change. Il paraît qu’un blogue, ça aide. Les hot font ça, alors moi aussi.
  2. Tant qu’à écrire, autant y aller à fond. (Et pour ne pas perdre la main entre deux romans…)
  3. Si En Verve avec Vic Verdier permet à un seul lecteur de passer un bon moment en compagnie de mon histoire, j’ai déjà gagné.
  4. Un blogue permet de recevoir des commentaires et j’espère bien utiliser les vôtres à bon escient.
  5. Un blogue permet de poser des questions à ceux qui ont lu mes textes et d’ouvrir un dialogue pour nourrir le processus d’écriture.
  6. Je suis assez naïf pour penser que ça puisse marcher. (Mais je suis puceau en matière d’écriture web, alors, je pourrais me planter. Pas grave: « le web, c’est comme ça », qu’on m’a dit.)
  7. Si je pense à d’autres raisons, je vais les ajouter. (N’hésite pas à m’en fournir… on fera un top 10 plus tard.)

VV