Vic est finaliste du Prix Jacques-Brossard de la science-fiction et du fantastique

Intro_backgroundLes finalistes du prix Jacques-Brossard 2015 ont été annoncés. Il s’agit de:  Biz pour Mort-Terrain, Élisabeth Vonarburg pour Hôtel Olympia et… roulement de tambour… Vic Verdier pour L’Empire bleu sang.

Me voilà en excellente compagnie.

Le prix sera remis le 8 mai prochain, en soirée, à la Maison des écrivains, rue Laval à Montréal, à l’occasion de l’ouverture officielle du congrès annuel Boréal.

Le prix Jacques-Brossard de la science-fiction et du fantastique récompense l’auteur de la meilleure production annuelle pour adultes dans le domaine de la science-fiction, du fantastique et de la fantasy. (Rien que ça, lecteur excité.) Il s’agit du nouveau nom du Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois, qui existe depuis 1984, décerné par Passeport pour l’imaginaire.

Voici leur annonce officielle.

La revue Solaris recommande L’Empire bleu sang

Solaris

Une couverture antérieure – qui a un look plus steampunk.

La réputation de Solaris dans le monde de la science-fiction au Québec n’est plus à faire. Il s’agit de la référence. Point. Et, dans le numéro 194, on peut y lire une critique sur mon roman steampunk de la plume de Pierre-Alexandre Bonin. Franchement, j’en bombe le torse.

En voici un extrait qui me fait très plaisir.

« L’Empire bleu sang constitue sans contredit l’une des révélations majeures en littérature de l’imaginaire pour 2014. En proposant un mélange réussi d’uchronie et de steampunk et en donnant à lire une intrigue solidement construite et enlevante, Verdier captive le lecteur et ne lui laisse aucun répit. Il s’agit d’un auteur à surveiller (…) »

Tu veux lire la chose au complet? Ça se passe ici, à la page 147. Je ne te cacherai pas qu’ils me donnent le goût de récidiver dans le registre sci-fi.

***

Poursuivons dans la veine des bonnes nouvelles: j’ajoute des extraits d’une autre critique positive, celle de la blogueuse Prosperyne. Elle explique qu’elle fait toujours attention à ce qu’elle dit d’un livre, qu’elle hésite souvent par peur d’être injuste ou trop sévère. Mais dans mon cas…

« Là, c’est juste que j’ai peur de ne pas bien rendre mon ressenti parce que ce livre, il m’a vraiment fait tripper.  Seulement, si je trippe parfois sur un livre, normalement, c’est plus centré sur l’histoire ou sur le style de l’auteur.  Là, c’est les deux, à égale valeur. »

Je me permets un bonbon pour la fin: « L’écriture a l’air toute simple à première vue, mais il faut le dire, l’auteur la maîtrise très bien.  Il ne cherche pas à faire des effets et réussit très bien ce qu’il entreprend.  Superbe roman, très bien écrit, vraiment une très belle réussite.  J’ai vraiment beaucoup aimé! Ma note: 5/5 »

Yeah!

VV

L’effet post-envoi de manuscrit

Plus de confession...

Plus de confession…

Je viens de me rendre compte de quelque chose.

Quand je clique sur le bouton « envoyer » et que mon manuscrit s’éjecte de mon ordinateur vers les bons soins de mon éditeur, il se produit comme un appel d’air dans mon cerveau.

Floutch! une histoire sort et Plooop! une autre s’installe. Ça se passe quelque part dans l’hémisphère gauche, je pense. Puis cette nouvelle histoire se fait un nid douillet pour se multiplier, comme une bactérie vorace. Éventuellement, elle va bouffer toute mon attention et me forcer à l’écrire.

L’histoire d’hier soir est un « spin » de L’imprimeur doit mourir qui prend la forme d’un « crime novel »: Johnny part à Montréal offrir ses services à un mafieux qui a des accointances avec le boss Martel. Il va se faire un nom sur la Main, ce n’est qu’une question de temps. Mais tout ne se passe pas comme prévu – il suffit d’un rien pour que Johnny-boy dégringole.

On se tape le Montréal interlope des années folles, on se frotte peut-être aux crimes haineux contre les homosexuels, on change le genre de narration (en mode storytelling)… on introduit un nouveau personnage énigmatique – Virgil Reveri (que tout le monde appelle Cid).

J’ai pas encore de titre. Ça viendra. Tu embarques?

*note du 15 février: le titre de travail est Ça marche aussi bien à voile qu’à vapeur.

Ciao,

VV

Pour Noël, Vic s’offre un polar d’été

Co_ro_rougeLà, Vic est heureux. C’est Noël avant le temps.

Je t’entends d’ici, lecteur perspicace… Tu te dis que je vais remettre ça pour un autre tour – et tu as bien raison. Je viens d’apprendre que XYZ a accepté de publier mon polar, Cochons rôtis, en avril ou en mai prochain.

Bref, tu vas avoir du Verdier policier à te mettre sous la dent pour tes vacances d’été!

Pour te mettre en appétit, le temps que je polisse les dernières pages du roman pendant la période des Fêtes, je te propose un 4e de couverture « maison ». (Je parle du back-cover; tu sais, là où le roman essaie de te convaincre qu’il est bon à lire? Ben c’est ça, mais off-record, genre, unofficial.)

« Montréal, été 2016 || Vic Verdier vient d’être recalé à l’examen de sergent-détective du SPVM. Sa blonde, elle, a passé le test avec brio. On la retrouve, sous l’autoroute Ville-Marie, calcinée dans sa voiture de patrouille. Cette histoire d’horreur se répand dans les médias sociaux comme une traînée de cendre chaude balayée par le vent de la canicule.  On soupçonne toujours l’ami de coeur… ne s’étaient-ils pas disputés récemment? C’est le début d’un méchoui infernal pour les policiers de Montréal. Il suffirait d’un rien pour que tout parte en fumée – surtout le fragile équilibre mental de Vic. »

Salut!

VV

Vic a lu pour toi: Sans faire d’histoire par Anne De Léan

SFHistoireJe passe au Salon du livre de Montréal, j’y retrouve une amie, Anne De Léan, qui, habituellement, raconte des histoires avec sa caméra, mais qui, Ô joie, vient de publier un livre. « C’est une série documentaire que personne n’a eu les moyens de produire, alors on a pensé la réaliser avec du papier, » qu’elle me dit. (Je paraphrase.) « C’est une super idée, ça, » que je me dis.

L’objet est, en lui-même, très beau. Charmeur, accrocheur, cartonné, les coins arrondis… on le remarque. Et quand on plonge dedans, on trouve quantité d’images frappantes, traitées avec un grand souci du détail dans un montage qui sert le propos. Mais, ça raconte quoi? Ben tout, et rien. Ça emporte le lecteur dans les recoins de l’Histoire, avec un grand H, à l,aide  des miettes de la petite. Anne nous promène d’une anecdote à l’autre avec beaucoup d’aplomb, tissant les liens nécessaires entre le fait inusité qu’elle raconte et les événements connus qui en ont découlé. Une émeute à Montréal préfigure la lutte pour les droits des homosexuels, un mariage religieux entre stars d’Hollywood (Miz Taylor, elle-même) qui lance le débat sur l’union civile. Chaque petite partie de ce livre contient une surprise et fournit matière à réflexion. Les Olympiques de Montréal, les dessous de la visite de De Gaulle, un espion allemand qui utilise des allumettes belges, elle a fouillé avec rigueur. C’est un livre qui se permet d’aller un peu partout à la fois et c’est parfait comme ça.

Bref, les producteurs télé sont passés à côté d’un projet très intéressant parce qu’Anne De Léan sait comment cadrer une histoire. Tant mieux pour les lecteurs — un cadeau à se faire pour le temps des Fêtes.

Je recommande sans réserve. (C’est aux Éditions de l’Homme.)

Ciao,

VV