Tsé la fois…

Cochon_coupeTsé la fois où tu relis ton début de roman et tu te dis: « Ouin. C’est bon en maudit, ça. Me semble que je tiens quelque chose, moi-là. »

(Tu n’écris pas de roman? Pas grave. Ça doit bien t’arriver à toi aussi, de te permettre un moment de satisfaction devant quelque chose que tu as fait? Non? Si je le pouvais, j’en ferait une Loi: tout le monde a droit à un feeling comme celui-là, une fois de temps en temps. Il le faut, sinon la vie serait trop moche.)

Ben… voilà. J’ai eu un moment comme ça, ce soir.

Il faut vraiment que je trouve le temps de faire tourner la broche.

VV

Vic a lu pour toi: Les fantômes fument en cachette de Miléna Babin

r_652Miléna Babin arrive à faire ce que je ne sais pas faire. Elle écrit des choses qui me sont inaccessibles. Elle mérite une brouette de bravos.

Les fantômes fument en cachette est publié chez XYZ et il s’agit de son premier roman. Je recommande sans hésitation. (Je l’ai lu en e-pub et je ne n’ai pas l’impression que ça m’ait fait mal.)

Maeve vit sur la rue Cartier avec son plan de verveine, son chat, ses textes à réviser. Elle joue à l’ange gardien pour sa voisine âgée en attendant le retour de Fred, son amie la plus proche. Elle aime Loïc depuis toujours, d’un amour en douleurs et brûlures de cigarettes et Max, aussi, peut-être. Entre la Haute-Ville, Limoilou et le Chalet, elle se perd, change la couleur de ses murs, écoute de la musique, brise des cadres de photos, grille des cigarettes, essaie de jouer à l’amie avec la blonde de Loïc, joue à la mère avec la petite Kancelle, fait du ménage, se retrouve presque, se sent trahie, jette un album au feu et chasse les fantômes qui fument.

J’ai une douzaine de tours du soleil d’avance sur Miléna. Autant dire une éternité. Mais nous avons Québec en partage, l’Université Laval, et le goût d’écrire. Je ne m’attendais à rien avant de lire le roman. Quelques échos positifs, une jolie couverture, l’idée que quelqu’un qui s’engage envers la radio et le journal étudiants mérite d’être lu. Et paf! Surprise!  Il y a de L’appartement du clown dans cette fumée de fantômes. (Ben oui, c’est mon blogue, alors je retourne tout vers mon nombril. Tu t’attendais à quoi?) Lire la suite

On parle de Vic dans les Laurentides… et en bien!

249_249_logoACCESWEBVic a reçu des fleurs. C’est Cynthia Cloutier Marenger qui mes les a envoyées sous forme d’article dans Accès Laurentides.

Par exemple: « Simon-Pierre Pouliot, qui après trois romans s’assume pleinement comme écrivain, n’a pas attrapé la grosse tête pour autant. » C’est bien gentil de le dire, je trouve. Ou encore, et surtout: « …l’écriture coule facilement, et ce, pour le plus grand bonheur de Simon-Pierre Pouliot et, en définitive, pour le nôtre. »

Elle rapporte même une de mes vérités – que je répète ici – sur L’imprimeur doit mourir. « Je n’avais aucune prétention à être authentique, explique Simon-Pierre. Comme auteur, je me demande plutôt: “Est-ce que ça fait rêver?” Oui. Alors, on a le droit de sortir de l’histoire du quotidien. »

Tu peux lire tout l’article ici.

Salut,

VV

Vic a lu pour toi: Replay de Ken Grimwood

La version originale

La version originale

En fait, je l’avais déjà lu (ce qui tombe à point pour ce roman).

La première fois, c’était à la fin des années 1980. Ma mère était abonnée à une collection de romans qu’elle recevait par la poste et qui, une fois qu’elle les avait dévorés, allaient s’aligner dans la bibliothèque de sa chambre. Une longue série de romans aux titres embossés, bronze, sur fond de simili-cuir marron. (Tu t’en souviendrais sûrement, toi aussi, si tu en voyais un exemplaire. Je ne me rappelle plus de l’éditeur…) Il me semble que les Robert Ludlum m’avaient attirés au départ, mais celui qui m’est resté dans la tête… c’est Replay. La traduction m’avait parue bonne sur papier.

Pour mon deuxième passage, je me le suis procuré en anglais, sur mon iPhone. Et je l’ai encore avalé tout rond. J’y ai aussi trouvé bien plus qu’une agréable sensation de déjà lu. J’ai eu un plaisir fou à me faire reprendre au piège, quoique de façon différente. Je suis plus vieux.

En bref: Jeff meurt dans son bureau en octobre 1988. Le téléphone lui tombe des mains et la crise cardiaque le terrasse. Il ouvre les yeux dans son lit. Celui de sa première année d’université, 25 ans plus tôt. Il se souvient de tout ce qu’il a vécu, mais le monde, lui, est simplement de retour sur sa course originale.

Replay fait partie de ces livres que vous lisez en espérant secrètement que la même histoire vous arrive. (Quand un auteur réussit ça, il faut reconnaître son talent et essayer de ne pas trop le jalouser.) Il ne s’agit pas d’un chef-d’oeuvre de littérature dont les mots, entrelacés, vous bercent l’âme. Non. Par contre, ce n’est pas mal écrit non plus. Le style est clair. Le déroulement, précis. On y trouve quelques belles images.

Mais ce qui vous fait tourner la page, encore et encore, c’est que Grimwood fait faire à ses personnages ce que vous feriez vous aussi, à peu de choses près. Vous avez la chance de tout reprendre depuis le début vous… utilisez votre prescience  pour amasser des tonnes d’argent? Oui. Vous… désirez vous réaliser pleinement, juste pour voir? Of course. Vous… essayez des choses que vous n’aviez pas été capable de faire durant votre premier passage? Por supuesto. Vous… vous retrouvez fin seul et vous vous demandez si cette existence est une version de l’enfer? Des extra-terrestres vous ont choisi comme rat de labo? Oui, oui, oui.

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« Un charme vieillot » — Le Devoir

On ne peut pas me rater.

On ne peut pas me rater.

Michel Bélair a lu L’imprimeur doit mourir pour Le Devoir. Sa critique paraît aujourd’hui en page F4 du journal – c’est dans le cahier LIVRES. Il reproche à l’intrigue de tarder à démarrer. Pour ce qui est du reste, il écrit des mots plutôt élogieux.

« Mais le charme vieillot de cette histoire – qui au fond est celle d’un romancier qui souhaite laisser trace de son oeuvre – réside d’abord dans le parfum Belle Époque qui s’en dégage. Les personnages comme les situations décrites sont littéralement d’un autre âge, et Vic et ses amis de la Maison rouge donnent au Québec du début du XXe siècle une allure plutôt sympathique. »

En prime, je crois que c’est la première fois que mon propre visage me retourne un regard bienveillant en si gros plan dans un quotidien. Somme toute, je suis bien content du résultat.

(J’ajoute ici une photo de Maurice Leblanc, le créateur d’Arsène Lupin, dont Michel Bélair parle dans son article! Au cas où tu aurais voulu savoir qui c’est.)asmod_01a_mauriceleblanc

 

Salut!

VV

*** « À lire au bord de la piscine, ce sera parfait. » — La Bible urbaine

book-sunglasses-pool-cold-readingIsabelle Léger a bien raison de recommander mon livre pour une lecture d’été. Je prends ça comme un compliment.

Celle qui blogue à La Bible urbaine, a digéré L’imprimeur doit mourir et ne s’en est trouvée plutôt satisfaite, je crois. Elle explique avec aplomb le jeu de va-et-vient que j’ai créé entre les époques, les personnages, les pseudonymes, l’action du thriller et son pendant roman-feuilleton.

 

Baltimore, ville fétiche de Tim Cockey et de son héros, Hitchcock Sewell

Baltimore, ville fétiche de Tim Cockey et de son héros, Hitchcock Sewell

Elle écrit aussi, juste après une synthèse assez réussie des prémisses de l’intrigue: « On le voit, tout est en place pour un thriller comique aux rebondissements arrangés avec le gars des vues. Dans un style assez dynamique où les explications s’insèrent dans les dialogues, l’intrigue rappelle un certain type de feuilleton policier misant davantage sur les évènements que sur la psychologie. » Là encore, je suis d’accord avec elle. L’imprimeur doit mourir s’apparente à quelques séries de polars américains qui proposent des personnages caricaturaux, qui ne se prennent pas trop au sérieux. Avec, parfois aussi des noms un peu exagérés… Je pense à Miron Bolitar (de Harlan Coben) et à Hitchcock Sewell (de Tim Cockey — qui publie aussi sous le nom de Richard Hawke). Si c’est à eux que songeait Mme Léger, je suis flatté!

Elle n’aime pas tout, mais conclut en me donnant « 3 étoiles » et en conseillant de me lire au bord de la piscine. Je trouve que c’est une excellente idée. C’est d’ailleurs une des endroits que je choisirais moi-même pour me lire.

Pour lire la critique, clique ici.

VV