Vic a lu pour toi: Acide sulfurique d’Amélie Nothomb

AC-Sulf_ANothombJ’ai pas aimé du tout. Pour plein de raisons. Mais je ne lui en veux pas, à ce livre – ce n’est pas lui, c’est moi. (Et, comme promis, je ne dirai pas de choses méchantes, tu vas voir.)

Je me disais depuis longtemps que je devrais lire un roman d’Amélie Nothomb. J’ai lu tellement de choses pas intéressantes… et Miz Nothomb m’arrive quand même avec force recommandations. Voici donc le Vic à l’urgence de l’Hôtel-Dieu, où il est impératif de se trouver quelque chose à lire pour oublier les plaintes des pauvres dames âgées qui souffrent. Ma solution, Amélie Nothomb. Le titre m’inspire. Les Internautes me le suggèrent sans réserve. Science-fiction. Je plonge.

Quelques minutes plus tard, j’en émerge. C’est déjà terminé. Et la vieille dame qui répète: « ayoye! ayoye! ayoye! vous me faites mal… » Trop court. Frustré, le Vic.

Quand même, de belles trouvailles: l’idée même du roman (un camp de concentration qui sert de théâtre pour un show de téléréalité), le désir sexuel qui se cogne aux besoins primaires, le personnage du kapo féminin et son soliloque intérieur rempli de vide. Belles trouvailles. Lire la suite

Vic a lu pour toi: 11/22/63 de Stephen King

11/22/63

11/22/63

Bon. Bon. Bon… 11/22/63, par ce monument de la littérature américaine qu’est Stephen King, aurait pu être le pire navet qui soit jamais atterri entre les mains de Vic. Mais non, paaaaaaaaaas du tout. Si je commence par la fin, je dis : précipite-toi pour lire ça. Il y avait trop longtemps que je n’avais pas été pourchassé par une histoire. Le goût d’en savoir plus, la tentation de lire une peu partout, n’importe quand et tout le tralala. Ça marche. Est-ce parce que la recette—on parle de King, quand même— est éprouvée? Non. C’est juste parce que 11/22/63 est un fichu de bon roman.

Pourquoi avais-je peur du navet? Mais parce qu’on parle de l’assassinat de JFK (d’où le titre du roman, il est mort ce jour-là…) et de voyage dans le temps, ce qui peut goûter pas bon très vite. Donc, d’un côté il y a le gigantesque thème de la mort la plus célèbre du 20e siècle et, de l’autre, le sempiternel thème de notre capacité à changer le passé. Pourquoi ne suis-je pas en train de te dire de ne pas t’approcher de ce livre, mais au contraire de t’y plonger? Parce que Stephen King est un équilibriste. Un magicien. Parce que j’ai eu un plaisir fou à lire ça.

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De la première à la dernière goutte

Ça brûle! Chauffe Marcel, chauffe!

Ça brûle! Chauffe Marcel, chauffe!

Tu as déjà la Moby Dick? « Call me Ishmael. » Ce sont les premiers mots du roman et ils ont fait école. Moi, quand j’ouvre un livre, je m’arrête tout le temps après la première phrase. Je me demande tout le temps si l’auteur a fait tous les efforts possibles pour m’accrocher. Elmore Leonard est passé maître dans cet art-là. (Voir les « Vic a lu pour toi ».)

Pour L’imprimeur doit mourir, j’ai fait des efforts tout particuliers de manière à polir le prologue et l’épilogue. Mon éditrice me guide avec douceur… et fermeté. (Elle me dit que c’est parce qu’elle aime beaucoup le roman et qu’elle veut qu’il soit au poil. Je la crois et j’y travaille.)

Là, là, j’en suis à la septième version. 7.

Assez pour en perdre le compte. Mais à force d’écrire la mise en bouche et le dessert, je pense que ça je n’ai jamais aussi bien compris mes propres mécanismes d’écriture. Et je me surprends un peu chaque fois. Il existe une multitude de façons de présenter une histoire. Toutes n’étant pas égales, par ailleurs. Je suis peut-être un peu maso, mais j’aime ça.

En primeur, voici les premiers et derniers mots de L’IDM: « Cet homme » et « encre verte ».

Entre les deux, il y a un roman.

Ciao,

VV

Du MacBook à la Underwood No 5

Underwood No 5

Underwood No 5

Ça brasse dans le petit monde de Vic. Je viens de commencer une réécriture. (Dans ce mot-là, la syllabe ré est incroyablement chargée de sens… elle sous-entend que la chose a été écrite et que, sous l’impulsion d’une directrice littéraire avisée, l’auteur entre en période d’ajustement.)

L’imprimeur doit mourir verra donc le jour, et les tablettes de librairies, aux alentours du printemps 2014. Et je n’en suis pas peu fier.

J’ai comme la sensation que tu vas aimer.

Bon, je t’embrasse – une fois n’est pas coutume et l’occasion fait le larron.

Ciao,

Vic

Vic a lu pour toi: Le syndrome de la vis de Marie-Renée Lavoie

Jolie couverture.

Jolie couverture.

Je l’ai rencontrée, Marie-Renée, on s’est serré la main et tout. Vic et Marie-Renée se partagent les services d’une même maison d’édition, ça crée des liens littéraires, ce qui fait que je me permets le prénom. Parfois, on s’épistole des messages par courriel. C’est pour que tu saches d’où j’arrive, lecteur honnête. Je vais quand même parler de son roman. Pourquoi? Parce qu’il mérite d’être lu.

Je ne parle pas des livres que je n’ai pas aimé. Pas le temps. Cette fois, j’ai eu du plaisir, donc, je partage, comme sur Facebook. Je t’invite à faire de même.

Je ne te raconte pas. Presque rien. Seulement que Josée Gingras n’arrive pas à dormir. Une « vis » lui tourne dans le cerveau tout le temps. Parfois, elle divague, elle saute des plombs (virtuels ou réels), elle dialogue avec un mort, elle observe ses voisins, elle visite son frère, elle se demande, surtout, ce qui cloche avec elle. Et de ce smorgasbord apparent,  Marie-Renée a tiré un roman. Une histoire qu’elle nous raconte pour vrai, une courte période pendant laquelle Josée Gingras détruit un cellulaire impertinent, perd son auto, redécouvre son petit monde… jusqu’à ce qu’elle devienne le vecteur de Rashi. Je sais, ça a l’air complètement hirsute, son affaire, et pourtant, pas du tout.

Au lieu de critiquer, je te donne quatre de mes raisons pour apprécier Le syndrome de la vis. Lire la suite