Miléna Babin arrive à faire ce que je ne sais pas faire. Elle écrit des choses qui me sont inaccessibles. Elle mérite une brouette de bravos.
Les fantômes fument en cachette est publié chez XYZ et il s’agit de son premier roman. Je recommande sans hésitation. (Je l’ai lu en e-pub et je ne n’ai pas l’impression que ça m’ait fait mal.)
Maeve vit sur la rue Cartier avec son plan de verveine, son chat, ses textes à réviser. Elle joue à l’ange gardien pour sa voisine âgée en attendant le retour de Fred, son amie la plus proche. Elle aime Loïc depuis toujours, d’un amour en douleurs et brûlures de cigarettes et Max, aussi, peut-être. Entre la Haute-Ville, Limoilou et le Chalet, elle se perd, change la couleur de ses murs, écoute de la musique, brise des cadres de photos, grille des cigarettes, essaie de jouer à l’amie avec la blonde de Loïc, joue à la mère avec la petite Kancelle, fait du ménage, se retrouve presque, se sent trahie, jette un album au feu et chasse les fantômes qui fument.
J’ai une douzaine de tours du soleil d’avance sur Miléna. Autant dire une éternité. Mais nous avons Québec en partage, l’Université Laval, et le goût d’écrire. Je ne m’attendais à rien avant de lire le roman. Quelques échos positifs, une jolie couverture, l’idée que quelqu’un qui s’engage envers la radio et le journal étudiants mérite d’être lu. Et paf! Surprise! Il y a de L’appartement du clown dans cette fumée de fantômes. (Ben oui, c’est mon blogue, alors je retourne tout vers mon nombril. Tu t’attendais à quoi?) Lire la suite





