Vic au Volant vers Trois-Rivières (au Salon du livre…)

Le Salon du Livre de Trois-Rivières se déroulera du 25 au 28 mars 2010 à l’Hôtel Delta.

Je vais y être pour la grande finale, le dimanche 28 mars. Je vais même me livrer à une entrevue dans le cadre de la série Nouvelles Voix de la Littérature sur la scène centrale.

Laisse-moi t’inviter de vive voix!

 Mon horaire : 14h à 15h : signature – 15h à 15h30 : Confessionnal Sears décor entrevue sur scène – 15h30 à 16h30 : signature

Rendez-vous dans le coin HMH/XYZ.

Au plaisir !

VV

Vic au Volant: le début d’une aventure pour tes oreilles

Je me suis dit que je pourrais faire de l’auto-radio… Puisque je réfléchis tant derrière le volant, j’ai décidé d’en partager des bouts avec toi. Ça s’appelle Vic au Volant. On entend les bruits de la voiture et un Vic qui jase – simple et plutôt cool, selon moi.

Tu me connais. Comme il faut bien commencer quelque part, moi je choisis souvent le commencement…

Voici mes deux premiers clips maisons. (Merci Youtube.)

1) J’explique ce qu’est Vic au Volant

2) Je résume L’appartement du clown

Pourquoi faire des capsules ? Parce qu’on y entend une voix en plus du propos, c’est chaleureux, c’est personnel, ça fait changement. Bref, j’essaie parce que, parce que. (Un conseil: avec des écouteurs, c’est meilleur.)

VV

Des vraies menteries, svp!

Raconte-moi des mensonges...

Je cherche des menteries! Des vraies! Comme tu le sais, je suis en train d’écrire la suite de L’appartement du clown. Dans l’histoire que je suis à bâtir, j’ai un nouveau personnage que j’appelle affectueusement le Menteur. (M majuscule.) Le gars a tout vu, tout vécu, exagère tout, s’empêtre dans ses mensonges et ainsi de suite. Très attachant.

Je suis donc à la recherche de situations inspirantes que tu aurais toi-même en tête. Des histoires rocambolesques racontées par des gens sans scrupule capables de mentir sur la couleur de leur peau en plein soleil. Des anecdotes de vendeurs de chars usagés, d’arracheurs de dents ou de maris à maîtresses. Je te lance ce défi, il me faut du jus!

Par ailleurs, si tu avais aussi quelques jokes d’une platitude sans nom à raconter, ce serait utile également. Pas pour le Menteur, mais pour un autre… je t’en reparlerai.

Donc, menteries et jokes plates, svp. Gâte-toi. C’est rare que ça arrive.

Commentaires!

VV

Le premier extrait: dans le vif du clown!

Je ne pensais pas que j’avais couvert autant de terrain en si peu de pages. Pu-rée! Je croyais commencer tout doucement, mais j’avais tort.

Vois-tu, je viens de me relire en utilisant le lien de l’article précédent (Extrait de L’appartement du clown: au commencement… ) – comme tu le ferais, toi. Je suis surpris de voir que l’essentiel des particularités propres au roman y est condensé. On y rencontre Papi Verdier, Jas et Oliver; on utilise plein de parenthèses, de longs tirets, d’apostrophes au lecteur; on a droit à une première chanson (du Ferré, quand même); on y boit un ou deux p’tit coup(s); on mentionne le Dolcetto; on parle d’une sauce à spaghetti « chanvrée »; on cadre le papa et la maman de Vic; on frappe déjà à la porte sur l’avenue Casgrain!

Moi qui pensais que je prenais mon temps pour installer l’action… finalement, pas tant que ça. Je me disais que j’aurais dû commencer avec un extrait plus hot, plus live, plus tard dans le roman. Pas besoin. Avec un premier extrait qui correspond aux premières pages, j’ai l’impression qu’on est dans le vif du clown. Je suis heureux d’avoir commencé par le commencement, voilà.

Ça doit être la mise en page de pro qui me désoriente. J’ai le feeling de lire quelque chose qui n’est pas de moi. (Mais c’est joli, non?)

Ou bien, c’est le fait de couper abruptement. La technique du teaser fonctionne dans mon cas. C’est con, hein? Ne pas oublier que je l’ai écrit, le livre…

J’avais peur de ne pas aimer. Finalement, ça va. Vic est content.

VV

Le cul selon Vic

Vic rencontre la femme-chat

Commençons par le commencement : L’appartement du clown contient des scènes où Vic se retrouve en plein action R-16 ou R-18 (du genre réservé aux adultes consentants). Bang dans la pantoufle! Tu pensais que je me priverais? Tu pensais que Vic (le personnage) demeurerait chaste? Que non! La vie est trop courte, en roman, où ailleurs.

Plongeons donc ensemble dans le stupre et la fornication. (Tu as reconnu Georges Brassens?) Je t’entends d’ici. Veux-tu insinuer que L’adc est un roman pour adulte? (Non, pas vraiment, mais un bon R-16.) Pourquoi, Vic, veux-tu m’entraîner sur un sujet aussi glissant? Pourquoi parler de SEXE sur un blogue littéraire?

Je parle de cul parce que ça fait lire, c’est sûr… et aussi parce que j’ai eu un problème avec ça. T’as un problème de cul, Vic? Plus maintenant, mais oui, j’ai eu un problème d’angle d’approche en matière sexuelle sur page blanche. C’est compliqué. Par quel bout voulais-tu que je prenne la chose? La seule réponse possible est : par le bon.

Trêve de niaiseries. Ami lecteur, je te le dis, écrire une scène de cul qui se tient, c’est dur.

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Le mythe du premier roman

Liste de clichés associés au premier roman d’un auteur trentenaire au Québec: un personnage masculin, jeune et montréalais d’adoption, des bribes d’autobiographie à peine déguisées, un narrateur qui parle au JE, quelques remises en questions de bon ton, un peu de sexe… serais-je tombé dans le patern classique ?

Oui, un peu.

Vraiment ?

Oui, quand même, je te dis.

C’est moche, non ?

Pas tant que ça. Il y a du mythe là-dessous.

Explique-toi.

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Je me narre

Je, me, moi

J’aime les affaires simples. Par exemple, j’aime les narrations au JE. Tout L’appartement du clown est monté sur la dualité entre le JE de Vic Verdier (celui de l’auteur et du personnage) et le TU du lecteur. Moi, ça me plaît. Le JE limite la structure du roman, mais il l’incarne aussi, en quelque sorte.

Bien sûr, j’ai lu des quantités épeurantes de livres écrits à la troisième personne. Il y a des chefs-d’œuvres comme ça. Tellement de chefs-d’œuvres. (Par exemple, je suis un inconditionnel d’Alexandre Dumas, père, dont les romans d’aventure – Éditions Nelson , années 1920 – ont été mon introduction au monde des mots. Tout au IL…) J’aime ça aussi, mais pas quand j’écris moi-même.

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