Vic a lu pour toi: Harlan Coben

Jaquette so-so, mais...

Je te parle d’un auteur. Harlan Coben. Et d’un personnage, Myron Bolitar.

À la fin des années 90, Harlan Coben a créé le personnage impayable de Myron Bolitar. Et je pense que je le lui envie. Ouaip, j’aurais bien réclamé la paternité de M. Bolitar.

L’univers de Myron Bolitar me plaît beaucoup, c’est une version fort intéressante du super héros à problème dans un contexte improbable. Attention, c’est parti: Bolitar s’appelle Myron, un nom complètement ridicule – Bolitar est un gars du New Jersey (Livingston) il y demeure à temps partiel – Bolitar est un champion de basketball, il a même été repêché par les Celtics – Bolitar est un ex-champion, son genou a été détruit durant une pratique avant que sa carrière de pro ne commence – Bolitar est un avocat – Bolitar a Win, un ami immensément riche, psychopathe, preppy, expert en arts martiaux – Bolitar et Win ont travaillé pour le FBI – Bolitar a une assistante latina bisexuelle qui était auparavant une lutteuse professionnelle – Bolitar a une flamme écrivaine de grande beauté avec qui il entretient un amour en montagnes russes – Bolitar est devenu agent d’artiste – Bolitar n’a pas peur de se mêler des affaires de ses clients – Bolitar a le don de jouer les héros et de se faire secourir par son ami Win.

Bolitar est inépuisable. Comme personnage et comme source de romans d’aventure.

Selon moi, il mérite bien qu’on le rencontre.

Pourquoi? Parce qu’il est bon de temps en temps de se faire raconter des histoires à la héros de film d’action, entre New York et Livingston, et de jouer à croire que c’est possible. En plus, Coben a beaucoup d’humour et le sens de la répartie juteuse. J’ai eu l’impression de me plonger dans les meilleures épisodes de L’Homme de six millions, de Mission impossible ou de Charlie et ses drôles de dames, voire de Batman. Que demander de plus pour la fin de semaine?

J’ai lu: Long Lost, Promise Me et Deal Breaker. Il m’en reste pas mal à lire et c’est tant mieux.

VV

Vic a lu pour toi: Last Car to Elysian Fields

Je ne connaissais pas James Lee Burke et son Dave Robicheaux avant de lire Last Car to Elysian Fields.  Il ne doit pas y avoir beaucoup d’amateurs de polars américains qui partagent mon ignorance – je me suis senti un peu comme quand je t’ai parlé d’Elmore Leonard.

En plus, j’ai eu droit au phénomène de « quand ta toune pogne à la radio ». Je m’explique. Je ramasse le livre dans la vente de débarras de la bibliothèque près de chez moi. Je me dit que pour 1$, je ne peux pas me tromper. Je ne fais pas attention à l’auteur et je plonge. Une fois dans le roman, je m’amuse ferme et je me rends compte que tout le monde parle de l’auteur, James Lee Burke, à la télé, dans le Voir, à la radio… une adaptation cinématographique d’un de ses romans est parue avec fracas. Dans la brume électrique, réalisé par Tavernier, avec Tommy Lee Jones. Je me sens donc très in.

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Vic dans le Voir: trois jolies étoiles!

Édition du 26 août 2010

Salut les potes!

Le journal Voir est passé dans mon appartement. Excellente nouvelle: Éric Paquin donne trois étoiles à L’appartement du clown! Il y a de l’imprimé sur le roman dans les éditions de Montréal, Québec et Mauricie. J’y côtoie les Victor-Lévy Beaulieu, les Douze hommes rapaillés et les Mesrine. Je suis flatté.

Voici du côté des fleurs…

« Vic s’en va squatter l’appartement de son pote Junior, clown de profession, dont l’immeuble abrite une faune humaine sympathique… »

« Vic Verdier (nom de plume de Simon-Pierre Pouliot) parvient à créer un univers crédible peuplé de personnages attachants, dévoilant en outre une langue ludique, pleine de verve. »

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Vic a lu pour toi: Toi et moi, it’s complicated

Toi et moi, it’s complicated a été publié par Dominic Bellavance aux éditions Coup de Tête (Michel Vézina). Connais-tu Coup de Tête? Ils publient des « plaquettes » – des livres courts qui se lisent vite et qui fessent fort. Personnellement, tu sais mes goûts ecclectiques, je trouve que ce type de littérature a bien du mérite. Je dirais que j’apprécie. Beaucoup. J’ai lu une demi-douzaine de leurs titres, dont le distrayant Morlante de Stéphane Dompierre. Je suis bien content d’avoir lu celui de Dominic (que j’avais croisé à Trois-Rivières au Salon du livre – t’en rappelles-tu, Dominic? Le gars pour vendre les livres n’était pas là… j’ai dû attendre une autre fois pour m’en procurer une copie.)

Toi et moi… en bref selon Vic
Ce livre adopte le point de vue et la forme de la plateforme sociale virtuelle facebook pour nous embarquer dans ce cybermonde et en brouiller les limites. Lire la suite

Vic a lu pour toi – La petite et le vieux

Bon, là, j’ai quelque chose de bien à te proposer, lecteur curieux. En effet, maintenant que je fréquente les salons (du livre), je fais des rencontres et je m’efforce de me tenir à l’affût des romans qui entourent le mien dans l’univers livresque québécois et c’est justement là que j’ai trouvé La petite et le vieux de Marie-Renée Lavoie. Déjà, au Salon du livre de Québec, elle était en rupture de stock…

« Ça me dit quelque chose… », te dis-tu, et ce sera normal: Sieur Foglia en a dit beaucoup de bien et les limiers de Renaud-Bray en ont fait un Coup de Coeur. Bref, le livre est dans l’actualité. (La réimpression est complétée, ne t’inquiète de rien.)

La petite et le vieux mérite-t-il toute cette attention? OUI. Lire la suite

Pleurer en lisant: D’autres vies que la mienne – Emmanuel Carrère

Je sais, c’est con de verser des larmes en déchifrant des mots qui parlent de gens que je ne connais pas sur une page blanche. Et pourtant, pourtant, c’est ce qui m’est arrivé hier soir. Il faut croire que les gens que je connais s’y retrouvaient un peu.

Mon ami JF Kane me prête un livre supposément très beaucoup à lire. D’autres vies que la mienne, par Emmanuel Carrère. Il me dit que ce n’est pas vraiment un roman, plutôt un récit et que c’est LA chose à lire présentement. J’hésite, je ne suis pas un fan des actualités littéraires. Et je trouve la proposition quasi tragique: « …témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde: la mort d’un enfant pour ses parents, celle d’une jeune femme pour ses enfants et son mari. » Je me dis que je ferai semblant de l’avoir lu. J’ouvre quand même, au cas. Je me rends compte que la première mort dont il est question se produit dans le tsunami du 26 décembre 2004. Bon, je suis curieux parce que je m’intéresse à l’événement pour la suite de L’adc.

Je suis bien content d’avoir été piqué par le contexte – ce livre mérite d’être lu.

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PORC-ÉPIC, j’en veux encore

Je suis allé voir Porc-épic à l’Espace GO. Pour me faire du bien, pour voir du théâtre rondement mené et pour me sauver de mes marmots. Ben quoi? Je joins l’agréable à l’agréable… je te conseille de faire de même.

Résultat: un bon, bon, bon moment de théâtre. La scène ouverte, avec le décors hétéroclite qui attend dans la pénombre, les comédiens qui se placent pour donner la pièce – comme des coureurs sur la ligne de départ -, les spectateurs qui acceptent la convention: soit que ces ombres ne seront vraiment là que lorsqu’elles entreront en jeu. La salle qui retient son souffle et se demande ce qui se passera dans l’univers biscornu suggéré par la scénographie inspirée… que ça fait du bien. Moi, ça m’a fait du bien.

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